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Planter des avocats en Sicile

En 2014 j’avais pu visiter les avocatiers (géants) du cousin de Paolo Costa mais cette production n’est plus disponible pour le consorzio. Alors c’est avec beaucoup d’intérêt qu’en octobre 2017 nous avons pu visiter les plantations de Mario Calanna dans son exploitation qui descend jusqu’à la mer aux environs de Giarre. Ce producteur, labellisé bio, fournit ses avocats depuis quelques années au consorzio.

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Avocats chez Mario Calanna, octobre 2017

Si l’avocat (Persea americana) de la famille des Lauracées est un fruit tropical originaire du Mexique et d’Amérique Centrale, les principaux pays producteurs proches de l’Europe sont l’Espagne et Israël et la Corse dans une moindre mesure. La culture de l’avocat était marginale en Sicile jusqu’à la découverte de la qualité exceptionnelle de cette production par les clients des "Galline". La demande a alors "explosé" et les plantations ont été bon train.

L’avocatier à besoin d’être pollinisé pour fructifier. Chaque fleur s’ouvre deux fois : une première fois en tant que femelle et une deuxième fois en tant que mâle. Il est donc autofertile mais il est préférable de maximiser la pollinisation croisée par l’association variétale.

L’hygrométrie doit être élevée à la nouaison ( phase initiale de la formation du fruit ), 70 à 80% et plus modérée lors du grossissement des fruits. L’avocat est un fruit climactérique (comme les bananes). C’est à dire qu’il grossit sur l’arbre où il peut rester plusieurs mois, mais il ne mûrit qu’une fois cueilli. Un avocat dur est un signe de fraîcheur.

Développement de l’avocatier : l’avocatier peut atteindre entre 8 et 20 mètres de haut et vivre jusqu’à 70 ans. La production commence 4 ans minimum après la plantation mais peut être beaucoup plus tardive. L’avocatier nécessite un ensoleillement important. Bien que s’accommodant d’une large gamme de sols dans la mesure où ils sont bien drainés, l’avocatier préfère des sols drainants.

Contrairement aux agrumes et avec la bonne fertilité de l’humus qui recouvre les anciennes coulées volcaniques de l’Etna les avocatiers n’ont pas besoin de fumure et ne sont irrigués qu’en période de sécheresse. L’intêret pour cette production est née du déséquilibre entre le faible coût de production et le marché exponentiel qui fait grimper les prix de vente. Il est donc bien plus rentable de cultiver des avocats que des citrons ou des oranges. Et co-production ou pas beaucoup de producteurs plantent des avocatiers.

Aujourd’hui rares sont les jardins, au pied de l’Etna qui ne plantent pas quelques avocatiers.

>> Un petit producteur explique sa démarche