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Conseils de lecture

Livres jeunesse. La 37ᵉ édition du salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil a trouvé ses "pépites".
Avec 20 titres en compétition répartis dans 4 catégories « Livre illustré », « Fiction juniors », « Bande dessinée » et « Fiction ados » cette sélection vient mettre en lumière l’originalité, la diversité et la qualité de la création et de l’édition jeunesse.
Découvrir les lauréats.

J’habite ici - Balthazar et la planète Terre. Marie-Hélène Place (Auteur) Caroline Fontaine-Riquier (Illustration), Pédagogie Montessori ; Ed. Hatier Jeunesse, 14,95 euros.

En suivant Balthazar accompagné de son ours Pépin dans une aventure poétique et pleine d’humour autour du Monde, l’enfant fait la découverte sensorielle de notre Terre, avec ses continents, ses animaux et leurs noms.
Ce livre est une introduction à la géographie et à la zoologie. Il intègre le matériel sensoriel conçu par Maria Montessori.
Accompagnez l’enfant dans cette aventure, il va adorer suivre, du bout des doigts guidés par la matière rugueuse,le tracé des continents et replacer les animaux dans leur habitat.

“Paysâmes”, Johanne Gicquel, 29 euros. Pour commander le livre.
Un (beau) livre singulier et hors-du-temps, qui sonne à voir toutes ces “invisibilisées” qui “font”, en pensant les Autres, en pensant la Planète. Ici, ce sont des femmes qui ont fait le choix – exigeant- de nourrir les autres.
"L’idée n’est pas de sacraliser – parce que tout est toujours complexe, parce que rien n’est simple – mais d’apporter un regard humain sur d’autres humains. Car en matière d’agriculture, tout est blanc ou noir (soit les paysans sont accusés d’être des pollueurs, soit ils sont encensés). Bref, si le choix a été fait du noir et blanc, c’est aussi pour dire tous les gris de la vie." Johanne Gicquel.

Les Odysées. Laure Grandbesançon. Ed. Les Arènes. 19,90 euros.
12 récits historiques passionnants par l’autrice des Odyssées de France Inter magnifiquement illustrés, complétés d’un cahier documentaire…
Un livre inspirant pour les enfants dès l’âge de 7 ans !

ANIMAL, Chaque génération à son combat, voici le nôtre. Cyril Dion, Ed. Actes Sud, Domaine du possible, 20 euros.

Imaginez que ces femmes et ces hommes puissent tout à la fois vous raconter pourquoi les fourmis sont indispensables à la vie des humains, comment fonctionnent les lobbys au Parlement européen, comment sauver une espèce de renards unique au monde, pourquoi les indicateurs de santé remplaceront la croissance du PIB au cours du XXIe siècle, pourquoi la nature est un concept qui n’existe que dans la culture des Occidentaux, comment les loups, les pumas et les humains peuvent cohabiter, comment les dauphins et les baleines peuvent être sauvés de la pollution chimique et plastique, pourquoi donner des droits à la nature pourrait tout changer à nos civilisations, ...

La jeune femme et la mer. Catherine Meurisse (Scénario, Dessin, Couleurs)

Isabelle Merlet (Couleurs). Ed. Dargaud, 22,50 euros. « Je voudrais peindre la nature », ... Mais la nature ne sait pas prendre la pose. Elle se transforme, nous entoure, nous subjugue. Sur son chemin, comme un miroir, un peintre japonais, qui, lui, voudrait « peindre une femme. » Quelle femme ? Nami, la jeune femme de l’auberge thermale où les deux artistes vont séjourner ? Nami, mystérieuse, n’est pas un modèle facile. Elle semble liée aux éléments naturels : elle sait lire l’arrivée d’un typhon dans les plis de la mer. Pour décrypter les signes dans ce décor rural du sud de l’archipel, un tanuki effronté, animal mythologique incontournable de la culture nippone, surgit au gré des déambulations de nos deux amis artistes. Dans une nature magnifiquement retranscrite par un trait de plume précis, où plane l’ombre d’Hokusaï et des maîtres de l’estampe, Catherine Meurisse propose avec "La Jeune femme et la mer" un récit initiatique qui questionne la place de l’Homme dans la nature ...

Primauté du vivant - Essai sur le pensable, Dominique Bourg, Sophie Swaton. Ed. PUF, 22 euros.
La modernité est née de l’affirmation que la nature se réduisait à un agrégat de particules mécaniques auquel les êtres humains étaient par nature et par destinée étrangers. Quelques siècles plus tard, nous sommes sous la menace de chocs et d’effondrements successifs : que l’essor impulsé par le mécanisme moderne a fini par susciter les conditions de son propre dépassement, par rendre insoutenable les dualismes qu’il avait produits.

La Fracture ; Frédéric Dabi, Stewart Chau, Ed. Les Arènes, 19,90 euros.
Comment la jeunesse d’aujourd’hui fait sécession : ses valeurs, ses choix, ses révoltes, ses espoirs…
Elle apparaît à la fois désenchantée et résiliente, tolérante en matière de mœurs et de religion, mais aussi intransigeante sur l’égalité et le climat. Et à l’orée de la campagne présidentielle, c’est peut-être d’elle que la surprise viendra.
« On cesse d’être jeune au moment où l’on ne choisit plus ses ennemis, où l’on se contente de ceux qu’on a sous la main. » Emil Cioran

Une écologie sans frontières. Vanessa Nakate, Ed. Harper Collins, 11,99 euros.

L’appel d’une militante africaine pour une justice climatique. En 2018, des inondations meurtrières dévastent des régions entières de l’Afrique de l’Est. C’est le déclic pour la jeune étudiante ougandaise Vanessa Nakate qui s’engage pour le climat. Rapidement, elle constate une injustice climatique criante. Si tous les pays subissent le réchauffement de la planète, ils n’ont en revanche pas les mêmes capacités pour y faire face.
L’Afrique, qui ne représente pourtant que 3 % des émissions mondiales de CO2, est l’un des continents les plus impactés par cette crise - et l’un des moins armés pour y résister. Au fur et à mesure de son engagement, Vanessa Nakate a appris à mettre sa colère au service de l’action et attire aujourd’hui l’attention internationale sur les conséquences du changement climatique. Elle se bat au quotidien pour sauvegarder les forêts, pour rendre les écoles plus vertes, pour favoriser la scolarisation des filles. Il faut agir tous ensemble, et maintenant, nous dit-elle, parce que nos destins sont solidaires et que l’avenir de la Terre en dépend.
Traduit de l’anglais par Matthieu Dumont et Damien-Guillaume Audollent

Les mots du chat, Philippe Geluck, Ed. Casterman, 14,95 euros
Prince du bon mot, Le Chat dispense ses aphorismes chocs depuis presque 40 ans. Grand bavard au pays des images, il agite nos neurones et met nos zygomatiques en feu.
L’œuvre graphique de Philippe Geluck est unanimement saluée, mais sa création littéraire mérite autant les honneurs.
C’est chose faite avec Les Mots du Chat. Le héros n’apparaît qu’en première et en dernière page de l’ouvrage mais y est omniprésent par sa pensée, parfois tortueuse et cependant imparable.

Merveilleux papillons, Vincent Albouy, Ed. Glénat, 39,50 euros.

Pollinisateurs d’une vaste flore, nourriture de toute une faune, les papillons, ces « fleurs sans tige qui voltigent » chères à Gérard de Nerval, sont essentiels à la biodiversité.
À l’heure où leur déclin est plus qu’alarmant, ce livre nous offre une immersion dans le monde captivant des lépidoptères, emblèmes par excellence de la beauté et de la complexité de la nature. Sous la plume de Vincent Albouy, entomologiste et écrivain, ils se dévoilent dans leur immense diversité, de formes, de couleurs, de taille, de mode de vie, de comportements… Superbement illustré, l’ouvrage aborde tous les aspects de la vie des papillons, leur cycle biologique, leur écologie, ainsi que nombre de particularités étonnantes propres à certaines espèces.

Pleine Terre, Corinne Royer. Ed. Actes Sud. 21 euros.
Dépouillé de ses rêves et de sa dignité, Jacques oscille entre le désespoir et la révolte, entre le renoncement et la paradoxale euphorie de la cavale vécue comme une possible liberté, une autre réalité.
Inspiré d’un fait divers dramatique, ce roman aussi psychologique que politique pointe les espérances confisquées et la fragilité des agriculteurs face aux aberrations d’un système dégradant notre rapport au vivant.

La Prophétie des abeilles. Bernard Werber, Ed ; Albin Michel, 22,90 euros.

Depuis la nuit des temps, les abeilles détiennent le secret du destin de l’Humanité.
Ce secret est annoncé dans une prophétie écrite à Jérusalem il y 1000 ans par un chevalier Templier.
Mais sa trace est perdue, et pour la retrouver, il faudra remonter dans le temps, traverser époques et continents, affronter tous les dangers.Êtes-vous prêts à payer ce prix pour sauver votre futur ? Une histoire inouïe, une véritable explosion de l’imagination.

Les épreuves de la vie. Pierre Rosanvallon, Ed. Seuil, 19 euros.
La vraie vie des Français n’est pas dans les théories générales ou les moyennes statistiques... Les nouvelles géographies des fractures politiques et l’instauration d’un climat de défiance ont certes été bien documentées. Mais la nature des attentes, des colères et des peurs dont elles dérivent n’a pas encore été déchiffrée.
Cet essai propose des outils pour ouvrir et décrypter cette boîte noire. Il se fonde pour cela sur une analyse des épreuves auxquelles les Français se trouvent le plus communément confrontés au quotidien. Les émotions qui les accompagnent expliquent en effet au premier chef les comportements des femmes et des hommes d’aujourd’hui : ceux-ci ne se déterminent dorénavant plus en fonction de leurs seuls intérêts « objectifs ». Une autre manière de réagir aux événements et de produire du commun se fait donc ainsi jour.
Les Épreuves de la vie ouvre de cette façon une nouvelle étape du travail de l’auteur consacré à la redéfinition de la question sociale et aux conditions de l’approfondissement de la vie démocratique.

Reprendre la terre aux machines. Manifeste pour une autonomie paysanne et alimentaire. L’atelier paysan, Ed. Anthropocène Seuil, 20 euros.

Les AMAP, la Bio et les circuits courts apparaissent de plus en plus dans les médias comme dans nos assiettes – l’opinion publique est acquise. Si chaque consommateur change ses habitudes alimentaires, si chaque agriculteur se forme à l’agroécologie, alors la victoire est au bout de la fourchette.
Ceci est une fable.
L’appel à la responsabilité individuelle, ce « chacun doit faire sa part », ne mettra jamais fin au modèle alimentaire industriel et marchand.
Il est temps d’échapper à notre enfermement dans les niches d’un marché alimentaire réservé aux classes aisées et de reprendre entièrement la terre aux machines. Ce manifeste propose de sérieuses pistes de rupture.

Ursibel : Fils de la grande ourse. Caroline Jeaneres, Ed. Robert Laffont, 18,90 euros.

Lasse d’être exploitée par les hommes et les ours qui cohabitent sur la planète Béryl, la Flore, soutenue par ses armées de chiendents, a lancé une guerre de reconquête. Les ursidohumains sont contraints de se réfugier dans quelques enclaves en proie à de rudes pénuries.
C’est dans ce monde violent qu’Ursibel découvre qu’il n’est pas un ourson comme les autres : serait-il l’Élu mentionné par Le Livre des grandes visions, qui doit conduire humains et ours sur la Terre promise ?
Le premier tome d’une saga-univers d’une folle originalité qui vous fera voyager loin, très loin...

Quand la forêt brûle, Joëlle Zask, Ed. Premier Parallèle, 17 euros.

Les feux de forêt, ce phénomène que l’on connaît depuis toujours, prennent désormais une ampleur telle qu’ils en viennent à changer de nature : nous avons désormais affaire, un peu partout dans le monde, à des " mégafeux ". À l’échelle de l’espèce humaine, ils sont cataclysmiques. Leur violence est telle qu’il est légitime de redouter que, parmi tous les scénarios des catastrophes naturelles liées au changement climatique que nous avons imaginés, celui de la destruction par les flammes s’avère le plus imminent.
Or, qu’ils soient intentionnels, accidentels ou liés au réchauffement climatique, l’homme en porte la responsabilité.
Ce phénomène nouveau est symptomatique, telle est la thèse de Joëlle Zask, de l’ambiguïté fondamentale de notre rapport à la nature à l’heure de la crise écologique. Une nature à la fois idéalisée, bonne en soi, à laquelle il ne faudrait pas toucher pour la laisser la plus vierge et pure possible ; et, de l’autre côté, une volonté de domination bien connue, menant à la destruction.

L’Homme est un accident, Enki Bilal, entretiens avec Adrien Rivierre, Ed. Belin, 18 euros.

Enki Bilal pense que l’Homme est un accident tragique dans l’histoire de la Terre, que la destruction écologique est inévitable et, avec elle, l’extinction de notre espèce. C’est cette angoisse que l’artiste a su transformer, magnifier pour créer un univers foisonnant et déglingué qui a marqué des générations entières et dont l’aura ne faiblit pas... Pourquoi le progrès technologique s’avère-t-il aussi synonyme de régression intellectuelle ? L’homme est-il mauvais par nature ? Y-a-t-il quand même lieu d’espérer ? Que léguer aux générations futures ? ...
Il confie sa quête personnelle de sens, l’importance qu’il accorde au doute et à la dérision, sa tentative pour tendre vers un état de sagesse. Peu importe que l’on soit d’accord, ses propos férocement lucides, font mouche, ils entrent en résonance avec nos propres angoisses. Loin de toute résignation, ce livre est un appel à sortir de notre sommeil de funambules.

“Titouan”, t. 2 : “La Bonne Vague”, Lylian (Auteur) Paul Drouin (Dessinateur), Ed. Glenat (jeunesse), 10,95 euros.
Titouan a retrouvé son papa et embarque dans son van pour les vacances. Au programme des réjouissances : plage, surf et... initiation à la vie en communauté au sein d’un groupe éco-révolutionnaire. Il y a beaucoup de tendresse dans cette série imaginée par Lylian et Paul Drouin (Les Géants), l’album brosse de belles pages sur les moments de liberté – et donc d’apprentissage – propres aux vacances, quand les parents lâchent la bride à leurs petits pour qu’ils vivent leurs expériences. De plus, la relation entre ce jeune Titouan, qui peine à trouver sa place à la suite du divorce de ses parents, et ce papa qui agit comme un ado rebelle, est juste et intéressante, car rarement abordée en BD. Le tout sous un design lumineux immédiatement attachant. Une série plus originale qu’elle n’en a l’air à première vue.

Les Dégueulasses, Santiago Lorenzo, Ed. Seuil, 19 euros, traduit de l’espagnol par Lori Saint-Martin.

Alors qu’il pense avoir tué un policier à Madrid, Manuel s’exile dans un village abandonné. De citadin peu débrouillard, il devient ermite autosuffisant, parfaitement heureux de délaisser au fil des mois confort matériel et contacts humains. Jusqu’à ce qu’une famille nombreuse et bien peu discrète débarque chaque week-end, envahissant son havre de paix. D’abord horrifié, prostré dans son grenier de peur d’être découvert et livré aux autorités, Manuel passe à l’offensive : il lui faut faire fuir ces parasites abrutis par leurs gadgets technologiques et leur inculquer au passage une bonne leçon.
Les Dégueulasses s’attaque à tout ce que, selon Manuel, nous serions devenus : des fats englués dans le superflu ayant troqué l’essentiel contre une vie illusoire et misérable.

Géomimétisme : réguler le changement climatique grâce à la nature, Pierre Gilbert ; Ed. Les Petits Matins, 16 euros.
C’est exactement ce dont l’humanité à besoin aujourd’hui, il faut donc faire du biomimétisme à tous les niveaux. Et le biomimétisme appliqué au climat, c’est reproduire les écosystèmes qui transforment du CO2 en matière organique. L’ensemble de ces puits naturels de carbone, quand ils sont protégés, renforcées et reproduits dans leur complexité forment le géomimétisme.
L’idée est donc de doper les capacités de la nature à absorber du CO2 de manière durable, en préservant et reproduisant des écosystèmes complexes. Au final, ces pratiques permettent deux choses : réconcilier le climat et la biodiversité, car c’est la biodiversité qui permet la bonne santé des puits naturels de carbone, et réconcilier atténuation et adaptation au changement climatique, car il est possible de séquestrer du carbone tout en rendant les milieux naturels plus résilients.

Tout Beau, Tout Bio, Ed. Alternatives (13,50 euros) veut nous donner une

furieuse envie de nous lancer dans la confection de savons ou la préparation d’aliments fermentés, de repeindre votre maison avec des teintes naturelles et non toxiques, de nous faire du bien avec des huiles essentielles savamment dosées… et de mettre chaque jour, un peu plus, du beau et du bio dans votre vie !
Avec deux nouveautés, Savons au naturel et Huiles essentielles à sentir et ressentir et sept titres confirmés remis à jour, parmi les best sellers : Aliments fermentés, aliments santé, Boissons fermentées naturelles, L’Aromathérapie des petits , Fromages et laitages naturels faits maison, Le Ménage au naturel, La Peinture suédoise et Zéro déchet dans ma cuisine.

La fabrique des pandémies : préserver la biodiversité, un impératif pour la santé planétaire. Marie Monique Robin, Ed. La Découverte, 20 euros.

L’idée de ce livre est née après la lecture d’un article publié dans le New York Times le 28 janvier 2020 et intitulé « We made the coronavirus epidemic » (c’est nous qui avons fait l’épidémie de coronavirus).
Comment nos activités en réduisant la biodiversité ont-elles créé les conditions de la pandémie ? Pourquoi des pays comme la Thaïlande ou des continents comme l’Afrique comptent-ils peu de morts de la covid-19 ? Comment agir concrètement pour maintenir de la place pour la nature ?
Marie-Monique Robin a enquêté auprès de 62 scientifiques qui lui ont expliqué comment éviter une pandémie d’épidémies, une ère de confinement chronique. Unanimes, ils ont tous dit que cela passait par la préservation de la biodiversité.

Découvre la vie sous-marine avec Laurent Ballesta, Cindy Chapelle, Ed. Plume de carotte, collection : Les nouveaux explorateurs de la nature.

Attiré dès son plus jeune âge par la vie sous-marine, Laurent Ballesta passe son baptême de plongée dès l’âge de 13 ans et n’a de cesse d’aller toujours plus profond et plus loin, au cœur de toutes les mers et océans du globe. Photographe sous-marin et plongeur professionnel, il a monté de nombreuses expéditions exceptionnelles : plongée dans les eaux glacées de l’Antarctique, rencontre avec les coelacanthes à 120 m de profondeur, cohabitation avec 700 requins dans les eaux du Pacifique...
Un ouvrage composé de deux parties, l’une est consacrée au récit relatant le parcours de Laurent Ballesta passionné des fonds marins ; la seconde « documentaire » plonge le lecteur (à partir de 8 ans) dans une découverte de l’écosystème végétal et animal des milieux marins.

Les nouveaux bâtisseurs, Construire autrement à l’heure du défi climatique.
Vidal Benchimol. Ed. Alternatives, 17 euros.
Répondre à l’urgence écologique et climatique place le secteur de la construction et de l’aménagement face à d’immenses défis. Gros consommateurs d’espace et de ressources, ces derniers doivent évoluer pour réduire leur impact écologique. Une évolution qui passe non seulement par des améliorations en termes d’isolation, d’orientation, de modes de chauffage, etc., mais qui doit aussi prendre en compte d’autres éléments décisifs comme la localisation et les modes de transport. L’habitat doit être pensé de façon globale pour s’adapter à la diversité des ressources, des besoins locaux, des aléas climatiques et des modes de vie. Mais comment faire ? Quels moyens humains et financiers mettre en place pour y parvenir ?

Les jardiniers invisibles. Arnaud Ville, Ed. Rouergue, 25 euros.

Arnaud Ville explore en images tous les recoins du jardin et part à la rencontre de leurs habitants : les insectes. Menacés par nos pollutions, ils sont pourtant l’un des garants de la biodiversité qu’il est urgent de protéger. Ils sont aussi de véritables jardiniers invisibles et de précieux alliés pour celui qui souhaite faire de son jardin un lieu vivant exempt de toute chimie. Sous la plume d’Arnaud Ville on apprend à connaître ces petits hôtes et à faire de nos jardins des lieux d’accueil qui deviennent le théâtre d’aventures épiques, rendant ces insectes absolument irrésistibles.

Guides de voyage pour respecter la planète et ses habitants. L’éditeur Viatao s’engage pour promouvoir un tourisme positif, authentique, éthique et écologique.
Pour sélectionner les adresses des Guides Tao, les auteurs évaluent la qualité de l’offre, le respect de l’environnement et des animaux ainsi que les bénéfices apportés aux populations locales sur le plan social, culturel et économique.
Une collection de guides pour des voyages durables : les Guides Tao sont disponibles en format papier ou numérique sur la boutique. Guides France et tous les autres.

40 expériences 100% nature pour petits éco-responsables. Alix Cosquer, Ed. Belin Jeunesse, 12,90 euros.

Des expériences à réaliser dans et autour de la nature pour mieux l’apprécier, la connaître et à la protéger. Un livre d’activités pour que les enfants profitent des bienfaits de la nature : son contact favorise la créativité et la concentration, le calme et la confiance en soi. Des ateliers créatifs, des jeux et des expériences scientifiques pour s’amuser toute l’année : on s’initie au land art, on observe la vie d’une plante, on fabrique sa pâte à modeler, on fête les saisons, etc. Des doubles-pages « Au fil des saisons » pour en savoir plus sur les fleurs, les arbres, les petites bêtes...

Nature, Santé et Engagement : vers une nouvelle approche de la transformation écologique.

« Notre intention dans cette étude est de réorienter le récit de la transition écologique en atténuant le volet alarmiste pour y adosser un volet volontairement positif, orienté solutions, construit collectivement et de nature à susciter plaisir, engagement, empowerment, bonne santé et épanouissement ; et ce faisant, basculer vers une “transformation écologique” profonde » – Alexandre Jost
Le récit écologique dominant, alarmiste et sacrificiel, peine à générer un engagement suffisant. Un autre récit écologique est-il possible ? Alors que le discours ambiant parle d’ « extinction de l’expérience de Nature », la Fabrique Spinoza offre un plaidoyer pour un grand récit écologique, positif et vertueux, mettant en avant les bienfaits de la nature, notamment sur la santé, et faisant glisser de l’émerveillement à l’engagement, et donc vers une nouvelle approche de la transformation écologique. Télécharger le PDF.

Les secrets du potager, Virginie Le Pape (Auteur), Julia Spiers (Illustration). Planter une graine pour mieux manger. Ed. Casterman (Vert Planète) pour les 4-6 ans. 8,50 euros.
Noé passe ses vacances chez sa Maminette et, comme toujours, découvre de nouvelles recettes. Mais les petits pois sont bien trop sucrés et les tomates bien trop juteuses... Tant de saveur, c’est un mystère ! Et si le seul secret de Maminette était de veiller sur un potager extraordinaire... ? Une page d’introduction qui explique notre engagement écologique. A la fin du livre, on trouve une rubrique « pour aller plus loin ».
Cette nouvelle collection chez Casterman : "les livres ecolos qui s’engagent avec toi". Encre végétale, colle non chimique, impact environnemental limité, tout a été pensé.

L’indispensable guide des araignées de France et autres arachnides. Dominique Martiré, Franck Merlier, Ed. Belin, 14,90 euros.
Pour comprendre le monde fascinant des araignées !
Ce guide simple et pratique écrit par des spécialistes, permet l’identification à coup sûr de 120 arachnides de France. Il détaille :
Les principales caractéristiques des différentes familles ; une description précise de chaque espèce ; des indications sur leurs localisations, leurs particularités et les risques de confusion ; des photographies et schémas pour aider à l’identification
Son petit format en fait le compagnon idéal du promeneur.

Tout est calme, seules les imaginations travaillent (chroniques). Emmanuel De Waresquiel, Ed. Tallandier, 17,90 euros.
"... L’historien porte nécessairement un regard original, souvent riche de points de vue inattendus sur notre vie de tous les jours, la nôtre mais aussi la sienne. Les 45 chroniques qu’Emmanuel de Waresquiel, l’un des plus grands historiens d’aujourd’hui, nous offre ici pour notre bonheur, forment une stimulante promenade dans l’histoire comme dans l’actualité (qui n’est après tout que l’histoire en train de se faire). Les rapprochements parfois lumineux, ou au contraire la mise en évidence de phénomènes uniques dans l’histoire nous donnent sans cesse à réfléchir, à imaginer, ... Et en ces temps moroses, à s’échapper en imagination et à comprendre". Extrait : Ombres Blanches.

Les cerveaux de la ferme. Sébastien Moro, Layla Benabib, Ed. La plage, 19,95 euros.
Au cœur des émotions et des perceptions animales.

Le vulgarisateur scientifique Sébastien Moro signe un nouveau livre illustré par Layla Benabid, sur les dernières découvertes scientifiques concernant les animaux de ferme. On y apprend que les cochons connaissent les émotions des autres par toutes sortes de moyens, notamment un odorat qui leur permet de flairer toutes les situations, que les chèvres, béééé, elles ont un accent en fonction de leur groupe et que les coqs sont très doués pour mentir et mener les poules par le bout du bec... De l’humour et plein d’infos passionnantes sur leur société, leur façon d’apprendre ou leur perception du monde.

C’est fatigant, la liberté... Jean-Claude Kaufmann, Ed. L’Observatoire, 18 euros.
Pour l’auteur la crise sanitaire est révélatrice d’un possible « ?glissement civilisationnel ? » vers une forme de vie plus simple et tranquille, au risque d’abandonner certaines de nos libertés. Les confinements ont été de plus en plus pénibles à vivre pour certains, piégés dans leur appartement surpeuplé, mais pas pour tout le monde. Une majorité de personnes a même trouvé quelques agréments discrets dans le fait de se laisser un peu aller, de dormir davantage, de faire moins d’efforts vestimentaires. L’existence toute simple avec les siens, n’était-ce pas là l’essentiel ?? Ces événements ont agi comme un révélateur personnel. Et comme révélateur de tendances longues de notre société, qui nous entraînent vers un désir toujours plus grand de lenteur, de douceur, de silence, de mollesse existentielle, alternative à une société trépidante et exténuante, qui perd parfois le sens de son agitation.

Le monde invisible du vivant. Pascale Cossart, Fabrice Hyber, Ed. Odile Jacob, 23,90 euros.

L’immense biodiversité des micro-organismes et des virus est décrite par Pascale Cossart sous forme de 71 questions-réponses classées en cinq grandes parties. Les informations vont dans un ordre progressif : De « C’est quoi un microbe ? » à « C’est quoi une enzyme ? » en passant par la cellule, les chromosomes, les ARN. Fabrice Hyber illustre au plus près les explications, reprenant les termes scientifiques en caractères gras dans ses dessins. Comme il l’écrit dans son avant-propos : « J’ai fait une belle randonnée en Microbie ». Outre la très grande clarté des explications, l’auteure utilise des comparaisons avec la vie quotidienne « Les virus sont un peu comme des coucous… Ils se reproduisent dans des cellules et puis la quittent », avec un petit dessin humoristique. Pourquoi depuis quelques années parle-t-on tant de microbiotes ? Savez-vous que des bactéries se parlent avec des molécules chimiques ? Que la plupart des micro-organismes comme les bactéries sont indispensables pour être en bonne santé ? ...

Bestioles. Une série de podcasts à voir sur France Inter. Araignée, marmotte, crabe, merle, moule, lombric, ...

En avant pour un incroyable périple dans le monde animal ! Bestioles est une série de podcasts à destination des 5-7 ans et des grands enfants qui les entourent. Chaque épisode nous embarque dans les aventures d’une espèce animale souvent inaccessible : 5 à 7 minutes d’histoires pleines d’humour, de bruitages animaliers et de surprises pour prendre conscience de la richesse de la biodiversité qui nous entoure de manière ludique et scientifique. A voir

L’étape d’après. La Ruche qui dit Oui. Ed. Marabout. 16,90 euros

Consommer en circuit court, trier ses déchets, privilégier le vélo ou les transports en commun… Nous sommes nombreux à appliquer ces petits et grands gestes !
Et si maintenant, on passait à l’Etape d’après ?
C’est tout l’objet de ce livre qui délivre 1000 bonnes idées pour réussir sa transition écologique à plus grande échelle. Avec ce guide pratique, la Ruche clame haut et fort son Oui ! en faveur du réemploi, du fait-maison et de la sobriété consciente et joyeuse.
5 chapitres pour cheminer dans tous les domaines de la vie quotidienne : cuisine, jardin, déco, beauté, santé, loisirs, enfants…
Un livre coloré et astucieux entièrement illustré pour passer à l’action en utilisant seulement quelques ingrédients et un peu d’huile de coude.

Le jardin jungle, Arche de biodiversité. Dave Goulson, Ed. Rouergue, 23,00 euros.

Vers de terre, pince-oreilles, bourdons, papillons de nuit…, Dave Goulson passe en revue cette jungle avec laquelle nous vivons presque à notre insu et nous invite à ménager un refuge aux héroïques petites bêtes qui résistent à l’extinction. Une lecture essentielle pour quiconque possède un jardin et veut protéger la planète.
Et si nos jardins constituaient la dernière arche, celle d’où pourra se reconstruire la vie ? Dans ce livre passionnant, qu’il est urgent de mettre entre toutes les mains, Dave Goulson nous montre comment, dans notre environnement ravagé par l’agriculture industrielle et les multiples pollutions engendrées par nos modes de vie, nous pouvons faire de nos jardins les espaces de survie de nombreuses espèces animales. Non pas hélas les lions, les pandas ou les baleines, mais ces centaines d’insectes, arachnides et tout petits mammifères auxquels notre propre survie en tant qu’espèce est inféodée. Pour cela, il importe de changer notre regard sur ceux que non seulement nous ne connaissons pas mais que nous considérons tout bonnement comme nuisibles !

Manger du faux pour de vrai. Ingrid KRAGL, Ed. Robert Laffont, 21 euros.

La fraude alimentaire est un business juteux. Et pour cause : vendre de la nourriture trafiquée, illégale, contrefaite, contaminée est moins risqué – et parfois plus rentable – que de s’adonner au trafic de drogue ou d’armement.
Étayée d’exemples hallucinants et de nombreux témoignages, cette enquête décrypte, preuves à l’appui, un phénomène savamment occulté. Elle remonte les filières, dresse le portrait des fraudeurs, explique pourquoi et comment des entreprises sortent des clous. Et montre que, dans tous les pays, France comprise, en plus des trafiquants à la petite semaine, le crime organisé écoule de faux produits via les supermarchés, les restaurants ou sur Internet.
Des exemples ? Savez-vous que du thon avarié subit des injections chimiques pour revenir sous un bel aspect dans nos assiettes ? Que certains miels ne sont pas d’abeille ? ... Vous pensiez le scandale de la viande de cheval terminé ? Détrompez-vous.
Le pire : face à un péril qui prend de l’ampleur, les autorités sont débordées. Et l’industrie agroalimentaire sait, mais ne dit rien. Heureusement, des solutions existent. Car manger du faux pour de vrai, personne ne le veut !

Sous Terre : le sol grouille de vie ! Mathieu Burniat et Marc-André Selosse, Ed. Dargaud, 19,99 euros.

Le sol fabrique une partie de notre atmosphère, il régule le cycle de l’eau, il alimente les plantes et il nourrit les animaux terrestres – à commencer par les humains. Le sol, c’est tout un monde ! Rien d’étonnant s’il est resté longtemps ignoré : c’est aussi là que l’on enterre les morts, et ses habitants sont souvent trop petits pour être vus à l’œil nu...
Le sol abrite 75 % de la biomasse présente sur Terre. Dans une cuillère à café de terre, il y a plus d’êtres vivants que d’humains sur notre planète ! Le sol est peuplé d’acariens, de champignons, de bactéries et d’une multitude de bestioles remplissant des fonctions vitales pour la planète. Ainsi, quand on parle de préserver la biodiversité, enjeu tout aussi majeur que le climat, il faut surtout préserver le sol.

Inventons notre avenir ! Christiana Figueres, Tom Rivett-Carnac, Ed. Albin Michel, 19,90 euros.

« Ce livre pose un regard lucide sur les réalités terrifiantes du changement climatique, mais conclut que l’humanité peut encore faire face à cette menace. De plus, le livre présente le défi existentiel du changement climatique comme une opportunité unique pour construire un monde plus juste et pour nous rendre meilleurs. Plus important encore, il propose une approche résolument pratique et suggère 10 actions concrètes que chacun de nous peut faire afin de créer un avenir possible pour tous les habitants de la planète Terre. J’espère que nous prendrons tous à cœur ce message. »
Après avoir joué un rôle clé dans l’accord de Paris, Christiana Figueres et Tom Rivett-Carnac ont cofondé Global Optimism, une organisation dédiée au changement environnemental. Ils collaborent avec les plus grands militants écologistes comme Al Gore, Jane Goodall ou Greta Thunberg.

Le bonheur est au jardin, Permaculture, le plus court chemin vers la nature, Carine Mayo, Ed. Terre vivante, 23 euros.

Comme les plantes, les animaux, nous sommes sensibles à notre environnement, au soleil, à la pluie, au vent... Mais la vie moderne nous a éloignés de la nature en nous plongeant dans des univers artificiels, ...
En nous rapprochant de la nature, le jardinage nous invite à nous reconnecter à notre être intérieur et à nos sens. Pratiqué selon les principes de la permaculture, il peut être un bon moyen de découvrir la nature et de se découvrir soi-même.
Nous apprendrons dans ce livre à nous mettre à l’écoute de nos sensations, et explorerons les principes fondateurs de la permaculture pour chaque élément, avec des fiches techniques qui nous permettront de mettre en pratique les expériences de rencontres avec la nature que nous promet l’auteure.

Les plastiqueurs, Dorothée Moisann Ed. Kero, 19,50 euros

Enquête sur ces industriels qui nous empoisonnent. La production mondiale de plastique va doubler d’ici 2040. Les nettoyages de plages et autres interdictions de cotons-tiges ne suffiront pas à éteindre la menace. L’industrie promet d’injecter 1,5 milliard de dollars pour muscler le recyclage. Ce qu’elle dit moins, c’est qu’elle projette d’investir, rien qu’aux États-Unis, 200 milliards dans de nouvelles usines de production. De son côté, l’Europe réglemente le plastique à usage unique tout en laissant le milliardaire britannique Jim Ratcliffe et son entreprise Ineos construire sur le port d’Anvers un énorme site de production, alimenté par du gaz de schiste américain. Destination phare des déchets occidentaux, l’Asie fait désormais figure de première poubelle de la planète.
À l’image du tabac en son temps, ou plus récemment de Monsanto, les industriels s’emploient à fabriquer du doute, minimiser les dangers du plastique pour détourner l’attention de la face cachée de l’iceberg. Car au-delà de la pollution visible qu’il génère, le plastique nous empoisonne au quotidien. Un poison impalpable fait d’additifs toxiques et de microparticules qui imprègnent l’air, l’eau, les sols et les corps. Pollution, danger climatique, mortalité accrue, chute de la fertilité… Le plastique n’est plus fantastique... Danger !

La flore des bonnes herbes, Gérard Ducerf, Rémi Geneston, Ed. Promonature, 79 euros.
Petit bijou photographique et botanique, cet ouvrage réunit sous leur plus beau jour, à la croisée des mondes de la botanique et de la photographie, la plupart des plantes que l’on nomme trop injustement et par méconnaissance les Mauvaises Herbes.
A l’aide de deux clés botaniques, une par couleur de fleurs et une par forme végétale, la navigation dans cet ouvrage se fait très intuitivement et très facilement. Une fois les clés explorées, se pose alors la question de l’identité réelle et naturelle de la plante : est-ce la bonne ? Avec plus de 730 pages de monographies présentant au travers de milliers de photos les plantes les plus communes de notre entourage, la réponse ne se fera pas attendre très longtemps et surprendra plus d’un lecteur par le lien inévitable qu’elle crée entre la plante et l’homme qui en découvre le nom ! Les auteurs ont souhaiter ajouter à l’ouvrage une dimension biologique pour mieux comprendre la vie des sols en précisant le caractère bio-indicateur le plus marquant de chaque plante présente dans cette flore.

Être un chêne : Sous l’écorce de Quercus, Laurent Tillon, Ed. Actes Sud, 22 euros.
Les arbres aussi ont une histoire. Dans ce texte nourri de science, de poésie et de philosophie, Laurent Tillon nous révèle quelques-uns des grands secrets de la forêt et nous indique les pistes à explorer pour admirer longtemps encore Quercus et toute sa communauté forestière.
A travers la vie pleine de suspense et de rebondissements de ce chêne, c’est l’occasion de brosser, avec tendresse et humour, les portraits étonnants de toute une galerie d’êtres qui interagissent avec lui, du champignon invisible (mais néanmoins indispensable) au cerf et au loup en passant par le capricorne, le mulot et bien d’autres encore. Bien qu’en apparence parfaitement immobile, « Quercus » tisse des liens indéfectibles avec tous les habitants de la forêt. Prédation bien sûr, mais surtout coopération et alliances à tous les étages, du sous-sol à la canopée.

La pollution cachée des choses, Eric La Blanche, Camille Besse, Ed. La Plage, 19,95 euros ou Ebook, 14,95 euros

Un livre écolo et rigolo. Comment sauver Nénette, la planète ? Si trier ses poubelles et veiller à sa consommation d’électricité est déjà un bon début, c’est loin d’être suffisant pour éradiquer la pollution. Et pour cause : souvent, elle est (très bien) cachée dans nos actes du quotidien.
Camille Besse et Eric La Blanche traquent la pollution dans des endroits insoupçonnés : sur nos comptes en banque, au creux de nos estomacs... et même au fond de nos culottes ! Ils nous emmènent au coeur de leur enquête, constituée de nombreux faits scientifiques, de multiples illustrations et d’une bonne dose de mauvais esprit.

Récolter et semer ses graines potagères. Julie Soucail et la Ferme de Sainte Marthe, Ed. La Plage, 17,95 euros.

Véritable guide, simple et accessible pour une première approche de la production de semences par vous-même. Vous allez apprendre à multiplier, récolter et conserver vos graines à partir de nombreuses espèces au potager.
En exposant simplement les grands principes de la reproduction végétale et à travers 30 fiches techniques, cet ouvrage offre une initiation complète et didactique autour des principales variétés potagères pour une plus grande autonomie au jardin.
Il s’adresse à tous les jardiniers, amateurs à moyennement expérimentés, détenteurs d’un potager ou qui envisagent d’en créer un. Il permet d’être acteur du début à la fin de la chaîne de production (du semis à la récolte).

La brûlure, Christophe Bataille, Ed. Grasset, 16 euros.
« Tu te souviens ? Cet été-là si chaud, on le sentait à nos pieds sur les carreaux devant la prairie, à tes jambes campées, fines et transpirantes. Depuis octobre tout était doux. Pas d’automne, pas d’hiver, et ce vent tiède comme dans les contes… » En cette fin d’été, un homme grimpe à trente mètres dans un hêtre qui domine la campagne. Il est élagueur, puissant et concentré. Là-haut, il observe les plaines, la tour de la cathédrale, son enfance aussi.
Mais un ennemi l’attend, qu’il n’avait jamais rencontré : des frelons par milliers, nouveaux venus en cette saison interminable. Dans sa descente vers la terre où l’attend son équipe, terrifiée, il est piqué plus de cent fois et tombe dans la douleur…
La brûlure est le roman de cette chute et de cette traversée, racontées tour à tour par l’homme et la femme – rencontrée vingt ans avant, qui le soigne, l’attend, et ne cesse de l’aimer en images, souvenirs et gestes...

Les lettres de mon jardin, Jean-Michel Caillaud, Ed. Terre Vivante - La Salamandre, 25 euros.

Pour plonger au cœur de la vie extraordinaire au quotidien des plantes et des animaux qui vivent près de chez nous.
Bourdon, grenouille, peuplier tremble ou bouvreuil, ils peuplent notre jardin sans que nous ayons conscience de leur présence. Ils guettent nos gestes sans que nous ne les apercevions. Jardinier passionné de nature, Jean-Michel Caillaud nous emmène découvrir cette vie sauvage qui peuple les abords de notre maison. De A comme aulne à Z comme zygoptère, un pétillant abécédaire de la nature à feuilleter au gré des envies.

Où suis-je ? Bruno Latour, Ed. La Découverte, Les Empêcheurs de penser en rond, 15 euros.

Cette réflexion nous fait plonger un peu plus profondément dans l’abîme de notre désorientation : sous la forme d’un conte inspiré de La Métamorphose de Franz Kafka, l’anthropologue-sociologue-philosophe nous met dans la peau – ou plus exactement sous la carapace – de « celui qui se réveille insecte » et qui « se retrouve terrifié de ne pouvoir se lever comme avant pour aller travailler ». Totalement perdu, privé de ses repères habituels, rampant dans un monde rendu subitement hostile et ne comprenant rien à ce qui lui est arrivé, nous sommes devenus une blatte, un termite ou un cancrelat. Comment en sommes-nous arrivés là ? ... Mais si le confinement n’en finit pas, c’est aussi parce que nous n’en avons pas encore pris la juste mesure, ni compris la nature. Au-delà du contexte pandémique, c’est la totalité de notre horizon qui s’est assombrie et rétrécie à cause de la crise écologique, qui n’est d’ailleurs pas une « crise » transitoire mais une réalité qui est appelée à durer, à devenir la manière « normale » d’être et d’habiter le monde et qui correspond à ce que Latour appelle « le nouveau régime climatique ».

Tu ne désireras pas, Jonathan Miles, Ed. Monsieur Toussaint Louverture, 24,50 euros.
Je jette donc je suis. Et si nous étions tous les déchets de quelqu’un ? Un jeune couple squatte un apparte¬ment new-yorkais et vit de récup et d’eau fraîche ; un linguiste enlisé dans la crise de la cinquantaine jongle entre sa femme infidèle et l’Alzheimer de son père ; une veuve du 11 Septembre ¬s’inter¬roge sur son avenir et celui de sa famille recom¬posée. Leurs points communs ? Le désir et le rejet, qui les poussent - chacun à sa façon - à vouloir toujours plus, ou toujours moins, jusqu’à ce que leurs mondes délabrés en viennent à se frôler.
A travers ces portraits de femmes et d’hommes jetés dans le monde, ces êtres aussi ¬magnifiquement banals et uniques que les détritus qu’ils produisent, Tu ne désireras pas est un miroir tendu où l’or le dispute à l’ordure. Satire acide de notre société, ce roman profond capture par sa langue ¬fascinante l’anxiété et le désespoir qui se dégagent de nos excès. Rédemption pleine de tendresse, Tu ne désireras pas de Jonathan Miles fouille néanmoins nos existences pour voir si dans les décombres il ne resterait pas quelques morceaux d’amour, encore fumants.

A l’aube de la 6e extinction, Bruno David, Ed. Grasset. 19,50 euros ou 13,99 e-book.

Plus qu’un cri d’alarme, A l’aube de la 6e extinction est un plaidoyer pour le vivant sous toutes ses formes et un guide pratique, à hauteur d’homme, pour éviter le naufrage, posant ainsi les jalons d’une éthique pour la planète, sans moralisme ni culpabilisation. Est-il trop tard ou pouvons-nous éviter le pire ? La réponse est entre nos mains.
Le climat et ses effets spectaculaires ne sont que la face la plus visible d’un bouleversement de bien plus grande ampleur qui concerne la vie elle-même. Au cours de sa longue existence, notre planète a connu plusieurs crises majeures, qui, à chaque fois, ont transformé en profondeur le vivant et entraîné l’extinction de la majorité des espèces. Mais l’image d’Épinal qui montre un dinosaure regardant, l’œil inquiet, une météorite s’écraser sur la terre et provoquer son extinction brutale est un mythe. Les crises de la biodiversité avancent masquées, en silence.

Même pas bêtes ! Michel Cymes et la vétérinaire Farah Kesri pour les enfants curieux de 6 à 10 ans. Ed. Glenat, 15 euros.

Il paraît que l’homme est un animal comme les autres. Vraiment ?
Avons-nous des pupilles fendues comme les chats ? Avons-nous le tympan dans les pattes comme les sauterelles ? Certes non ! Notre pupille à nous est ronde comme une bille et seuls nos pavillons font caisses de résonances ! Mais pourquoi ont-elles cette forme et pourquoi la sauterelle n’a-t-elle pas d’oreilles ? Et savez-vous que l’on peut dire si un animal est un prédateur uniquement en regardant la position de ses yeux ?
Ensemble, Farah Kesri et Michel Cymes comparent les compétences animales et humaines dans un premier volume consacré aux 5 sens !
Et vous verrez que si, comme la coquille Saint-Jacques nous n’avons pas 200 yeux, nous ne sommes pas si mal lotis...

Semez pour résister, Josie Jeffery, Ed. Plume de Carotte (2012).
Qu’est-ce qu’une bombe à graines ? D’abord, ce n’est pas un explosif, ni un produit comestible !

Une bombe à graines est une petite boule composée d’un mélange de terreau, d’argile et de graines. Le lancer de bombes à graines, ou Seedbombs, fait partie du mouvement de guérilla jardinière né dans les années 90 chez les Anglo-saxons.
Ce livre propose un petit historique du mouvement de lancer de graines, mais également les portraits de 41 plantes communes à semer. Et après la théorie, la pratique ! Dix recettes de bombes à graines sont détaillées ; certaines pour attirer les papillons, pour nourrir les oiseaux, d’autres pour avoir des fleurs colorées ou encore des plantes à parfum. De quoi devenir un adepte du lancer de bombes à graines !

Graines. Serge Schall avec : « Marie » Arnould, Emmanuelle Aubert, Claude Aubert, Ed. Plume de Carotte et Terre Vivante, 35 euros.
Tout savoir sur les graines. A tous les curieux, les savants, jardiniers, historiens, cuisiniers, révoltés de la graine : ce beau livre intemporel et foisonnant nous emmène dans le monde des graines sous tous leurs aspects et toutes leurs richesses. Un livre à picorer, au fil de toutes ses histoires et de ses illustrations, en y puisant à pleines mains, comme dans un mélange à semer à la volée.

Météorites. Aurélien Barrau, poésie, Ed. Michel Lafon, 10 euros.
"Il faut être fou pour croire que la totalité de l’existant puisse se rapporter à sa seule vérité physico-mathématique. La physique est merveilleuse, mais il faut lui rendre le droit de n’être pas la seule version du réel."

"Il est fondamental de n’avoir plus peur de penser un peu la pensée de l’autre, c’est-à-dire de ne pas avoir peur de son regard. Et si c’est un peu irrationnel, alors tant pis, puisque le rationnel est lui-même multiple !"
"Les mots sont une de nos manières de bourgeonner. Il n’y en a pas beaucoup. On est quand même un arbre extrêmement atrophié par beaucoup d’aspects, alors laissons nos feuilles s’envoler un petit peu..."
La poésie est révolutionnaire par essence. Elle n’a rien à voir avec la beauté. Être poète, c’est d’une part se soumettre aux règles, et d’autre part préparer une subversion de ces règles. C’est exactement ce dont le monde a besoin.

Le livre du climat, Esther Gonstalla, Ed. Plume de Carotte, 24 euros.
Le changement climatique est un phénomène très complexe dont les effets multiformes sont difficiles à comprendre. Ce livre explique tout cela clairement et simplement en 50 graphiques. Sécheresse et vagues de chaleur, mais aussi périodes de froid, inondations et fortes pluies : la crise climatique est devenue un problème mondial que personne ne peut plus ignorer... Un livre de base pour les citoyens intéressés, les élèves et les étudiants, les politiciens et tous les jeunes militants de "La Grève mondiale pour le futur", ou d’"Extinction Rebellion". Quelles sont les causes et les effets du réchauffement climatique ? Quelle est la force d’influence de l’Homme ? Que peut-on faire pour lutter contre le changement climatique ? Pour répondre à ces questions et à bien d’autres, l’auteure a compilé et synthétisé en infographies claires et lumineuses d’innombrables études et données. Attachant une importance particulière à la présentation des solutions, elle nous montre ce que chaque individu peut faire et ce qui doit se passer en politique et en économie pour maintenir un climat viable pour tous.

Les carnets de nature ludiques et poétiques. Hette Stéphane, Pettineo Marcello, Ed. Plume de Carotte, 24 euros.
Une aventure naturaliste à la portée de tous et qui commence à notre porte : voilà ce que ce livre hors du commun nous donne à voir, à travers un joyeux patchwork de photos et d’illustrations superbes, qui nous rappellent que l’enchantement est partout...

Nous avons oublié l’émerveillement d’un enfant dans son jardin ou lors d’une promenade en forêt. Et pourtant, tout autour de nous, une nature riche et diversifiée s’épanouit. En se focalisant sur cet écosystème oublié, les auteurs nous guident dans un voyage fantastique où le quotidien reprend ses droits et nous rappellent qu’il n’est point nécessaire de voir plus loin que le bout de son nez pour s’émerveiller.
Dans ce méli-mélo se côtoient oiseaux, mammifères, insectes, fleurs étonnantes, fruits et " mauvaise " herbe qui éveillent nos sens.
Chaque page attise la curiosité et nous réconcilie avec cette biodiversité mystérieuse et accessible. Le banal devient sublime.
Servi par un texte poétique, humoristique et naturaliste, ce livre est une invitation à regarder autour de nous. Il nous apprend à voir de façon originale ce monde de l’invisible pourtant à portée de main

On va déguster l’Italie. François-Régis Gaudry et 159 contributeurs (63 français, 96 italiens, 80 femmes et 79 hommes !). Ed. Marabout, 42 euros.

Comment se déroule le repas à l’italienne ?
Quelle est la véritable histoire de la pizza ?
Léonard de Vinci était-il végétarien ?
Les gnocchis se dégustent-ils aussi en dessert ?
Quelles sont les 35 façons de commander un café italien ?
100 recettes iconiques, tous les produits emblématiques de la gastronomie italienne, des portraits de personnages illustres, des centaines de cartes, tableaux, adresses, tours de main, anecdotes croustillantes... Une encyclopédie désordonnée dans laquelle se plonger ou simplement picorer pour savourer l’Italie du Nord au Sud ! Dans un inventaire décalé, plein d’humour, foisonnant d’illustrations, ce sont tous les savoirs et les saveurs du formidable patrimoine gastronomique de nos voisins italiens qu’ils nous invitent à découvrir.

Le cri du homard et L’été du changement. Ed. Glénat, 13,90 euros, dès 9 ans.

Une collection de romans ados, dès 13 ans, qui aborde la question de l’urgence climatique à travers des récits inspirants et positifs, en collaboration avec le mouvement "On est prêt".
Le cri du homard : Cet été encore, Aurore est de corvée à la charcuterie familliale. Si on ajoute à ça la sombre perspective de rester un an de plus bloquée à Montabourg, ce petit village perdu du Cotentin – le temps de repasser son bac –, il n’y a pas de quoi se réjouir. Mais les vacances vont prendre un tournant inattendu…
L’été du changement  : Mylan et Cléa, amis depuis l’enfance, vivent à Strasbourg et découvrent avec bonheur au milieu de ce mois de juillet caniculaire les joies de la Skihalle, une station de ski artificielle, à quelques arrêts de tram de chez eux. Le mois d’août sonne le moment de la séparation, avant leur entrée au lycée.

Les Terrestres (BD), Noël Mamère et Raphaëlle Macaron, Ed. Le Faubourg, 20 euros (15 euros en versionebook). Les Terrestres (le terme est emprunté au philosophe Bruno Latour) est une jolie bande dessinée riche et intelligente qui soulève des questions tout en montrant des alternatives inspirantes. « Le réalisme n’est plus là où on le voyait ! » s’exclame Noël Mamère, et la situation actuelle lui donne plus que raison. Pour se tourner vers ces nouveaux éclaireurs, ce livre est un très beau début.
Dans ce « reportage dessiné », ce duo malicieux formé d’un vieil écolo et d’une jeune artiste libanaise part à la rencontre de celles et ceux qui ont décidé de changer de vie pour changer le monde, avec en toile de fond la question de l’effondrement.

Le royaume sans soleil. De Maïa Brami, Illustrations de Karine Daisay, Ed. Saltimbanque, 15 euros.

Un conte plein de poésie et de sagesse qui s’inspire de la légende de la princesse Sacagawea pour refléter l’espoir d’un monde meilleur.
Blanche vit dans un royaume sans Soleil, triste et gris. Du haut de sa tour, elle rêve d’un monde plus beau. Un monde qu’elle a découvert dans son livre préféré qui raconte la légende de la femme-oiseau Sacagawea où les oiseaux chantent et les saisons changent de couleur.
Son père, le roi, est très puissant depuis qu’il vend de la lumière et un système pour imiter les saisons. Mais l’usine qui les fabrique libère beaucoup de fumée.
Un jour, le roi tombe malade et Blanche s’inquiète : est-ce qu’il va mourir ? Le soleil reviendra t’il ?

La princesse et le pangolin. Conte philosophique de Marc Lambron, Ed. Equateurs, 10 euros.

En plein désert, un géologue rencontre la princesse Greta qui débarque sur terre et lui dit d’un ton farouche et impérieux : "Dessine-moi une chauve-souris !"
La princesse Greta vit sur une minuscule planète, 100% bio où la ouche d’ozone est très pure. Mais des insectes menacent ses plants de quinoa et seule une chauve-souris peut les chasser de façon éco-responsable.
Mais avant d’arriver sur terre, Greta a fait escale sur différents astéroïdes ...
A chaque fois s’établit un échange piquant sur l’esprit d’enfance, le capitalisme, la révolution, la violence, le rock, la méchanceté des hommes, la nature. Jusqu’au jour où la princesse rencontre un pangolin, animal hautement philosophique, menacé par la race humaine, qui lui enseigne le langage du cœur et de l’amour.

Le magazine des livres pour enfants. Pour les plus jeunes lecteurs voir la sélection de Denis Cheissoux dans son émission : L’as-tu lu mon p’tit loup ?

Architectes du monde animal. Vincent Albouy, Eric Darrouzet, Ed. Quae, 17,99 e-book, 26 euros broché.

Les constructions animales, structures très diverses apparues sous la pression de la sélection naturelle pour faciliter la survie des individus ou des groupes, concernent aussi bien des espèces dites primitives, comme les vers ou les coraux, que les vertébrés les plus évolués. Mais les plus « primitifs » selon nos critères ne sont pas forcément les moins doués !
Ces constructions expriment toute l’inventivité et la beauté du vivant. Ce livre souhaite embrasser l’ensemble du sujet, en prenant des exemples dans tous les groupes animaux comme dans tous les grands types de constructions. Ces dernières sont extrêmement variées, dans leurs formes, dans leur composition et dans leurs fonctions. Rien n’est gratuit dans la nature.

Nos cabanes. Marielle Macé, Ed. Verdier, 6,50 euros.
Elle nous invite à élargir les formes de vies, à les considérer, à construire dans un monde abîmé, des abris pas pour se réfugier et s’enfermer, mais pour se réinventer. Et la réinvention c’est à plusieurs. Ça passe par l’amitié. Ça passe par dire : nous, avec à l’intérieur, des gens qui ne nous ressemblent pas. C’est comprendre la force qu’on gagne à réinventer des liens. A faire des collectifs et à les faire naitre de l’insoupçonné, de l’inattendu. Du lien pas prémédité qui existe par force et nécessité. Et avec joie. Il faudrait comme l’écrit Marielle Macé : entendre ce qui ne parle pas mais qui n’en pense pas moins. Il faudrait entendre la terre, la rivière, les choses de la vie et surtout leur poser les bonnes questions. Les poètes ont un temps d’avance. Ils ont perçu avant nous le silence et ce qu’il disait. Il faudrait retrouver l’écoute.

Le château des animaux. Tome 2. Une BD de Xavier Dorison et Félix Delep, Ed. Casterman, 14,95 euros.

L’hiver a gagné le château. Le climat est rude pour ses habitants, d’autant que le Président Silvio continue de faire régner la terreur... Mais Miss B et ses amis, le lapin César et le rat Azélar, n’ont pas dit leur dernier mot. Baptisé « les Marguerites », leur mouvement, continue les outrances au taureau dictateur, refusant le port de collier à grelots et exigeant la gratuité du bois pour tous les animaux. Pour être mieux entendus, ces courageux compagnons bravent le froid chaque nuit pour faire un sit-in sous les fenêtres de Silvio. Mais pour Miss B, vaincre la dictature ne peut se faire qu’en évitant le plus redoutable des pièges : la tentation de la violence. Parviendra t-elle à convaincre ses amis de résister pacifiquement ? Le défi semble bien difficile...

Par la force des arbres. Edouard Cortès, Ed. Des Equateurs, 18 euros.

Que faire quand la vie nous accable ? Après un coup du destin, l’auteur choisit de "s’enforester". Perché dans un arbre, il cherche à prendre de la hauteur sur son existence. A six mètres, dans les branches d’un chêne, il construit une cabane au cœur d’une forêt du Périgord Noir.
Durant quatre mois, l’observation du chêne et de la sylve lui offre un enchantement quotidien. Un printemps dans un arbre accorde une lecture introuvable en librairie. Loin des réseaux, les bourgeons et les rameaux permettent de renaître à la vie.
Edouard Cortès nous emmène dans un voyage immobile et singulier au royaume sylvestre de France. Un recours à la forêt pour glaner un peu de silence, de temps et d’attention.

Les inamovibles de la République. Vous ne les verrez jamais, mais ils gouvernent. Chloé Morin, Ed. De L’Aube, 18 euros.
La crise du Covid-19 a joué un puissant rôle de révélateur. En particulier, l’efficacité de l’administration, sur fond de déconnexion et de déresponsabilisation de la haute fonction publique, a été questionnée. La thèse défendue ici par Chloé Morin est que la faillite des élites n’est pas liée à une somme de petitesses individuelles, comme on serait aisément tenté de le croire, mais le résultat d’un système. Après avoir listé et illustré les symptômes et les causes concrètes de cette maladie de l’État, l’auteure propose des solutions décapantes – en espérant qu’elles ne soient pas, comme bien d’autres avant elles, enterrées sitôt évoquées. À la fois livre-choc sur les causes de l’embolie administrative et de l’effondrement du sens de l’État et ode au service public, cette lecture s’avère pour le moins… revigorante !

H20 Les eaux de l’oubli. Ivan Illich, Ed. Terre Urbaine, 14,50 euros.
Illich souhaite s’attarde sur « la nature de l’espace de vie des humains », puis examine "trois sortes d’espaces urbains typiques" et conclue sur la « récupération de l’eau du rêve par l’enfant de la ville." Illich exhume les récits de la mythologie grecque sur la fondation même des villes. Il révèle le système élaboré d’adduction d’eau à Rome en l’an 97, « devenue une ville millionnaire » près de deux millénaires avant Dallas, tout comme le raffinement des jardins de princes musulmans à l’irrigation maitrisée. Puis il est question de la fange des villes, de leur odeur comme de celles des individus, morts ou vivants. Passant d’un siècle à l’autre, comme d’une ville à l’autre, Illich rappelle les usages de l’eau, son traitement et sa distribution. Il insiste sur celui de la toilette, qui conduira en quelques sortes à "la transformation de H2O en produit détachant". L’histoire urbaine récente et la croissance fulgurante des villes est très clairement mise en avant dans ce processus.

La Magie de la concentration, Jean-Philippe Lachaux, Ed. Odile Jacob, 21,90€ ou 17,99€ e-book.

Un livre dense, drôle, ludique et pratique qui nous apprend tout sur la magie de la concentration et nous y entraîne. Après l’émerveillement et l’indignation, voici venu le temps de l’éducation : il est devenu urgent d’éduquer la concentration.
Éduquer la concentration, cela signifie faire comprendre aux plus jeunes, mais aussi à leurs aînés, comment elle fonctionne, quels en sont les mécanismes et comment l’apprivoiser ; comment jouer avec elle et, surtout, comment la maîtriser.
Éduquer la concentration, c’est donner les clefs à chacun pour qu’il puisse reprendre le contrôle de sa vie mentale et décider de ce qui occupe son esprit, à chaque moment de sa vie : décider par lui-même à quoi il consacre son « temps de cerveau disponible ».
Pour vous lancer à votre tour, il vous suffit de vous poster comme une petite souris derrière une miche de pain et de tendre l’oreille afin d’écouter les étonnantes conversations entre Anatole et son ami le chercheur.

Et si on arrêtait de faire semblant ? Jonathan Franzen, Ed. de L’Olivier, 22,50€ ou 16€ en version e-book. Recueil composé de textes écrits entre 2001 et 2019.

"Vous pouvez continuer d’espérer que la catastrophe est évitable, et éprouver toujours plus de frustration et de colère face à l’inaction du monde. Ou vous pouvez accepter que le désastre est pour demain, et commencer à reconsidérer ce que cela veut dire d’espérer."
A travers des récits personnels et des réflexions plus vastes sur l’Amérique, le réchauffement climatique, la littérature ou les nouvelles technologies, il nous pousse à interroger notre rôle dans la marche du monde. Aujourd’hui, ses mots résonnent d’un écho particulier. Comment réagir face à l’inéluctable ? Jonathan Franzen décrit la lutte qui se joue en chacun de nous entre l’optimisme béat, le déni et le pessimisme, proposant une voie médiane : celle du pragmatisme combatif.

Le Guide vegan L214, Ed. Arthaud, 19,90 euros.

Garder la forme, préserver l’environnement, lutter contre la souffrance animale .... Les raisons d’adopter une alimentation végétale ne manquent pas et il n’est jamais trop tard pour se lancer. Simple curieux, végétarien convaincu ou nouveau végane, cet ouvrage sera votre meilleur allié pour végétaliser votre assiette avec plaisir et en toute sérénité.
Que ce soit pour un repas ou pour tous les jours, nos conseils et astuces cuisine vous permettront de mettre le végétal à vos menus ! Il n’est (presque) plus nécessaire de le dire : la cuisine végétale est variée et savoureuse.
Les 8 chapitres du livre sont ponctués de 45 recettes pour toutes les occasions.
En complément des recettes, le guide donne aussi les clés pour trouver les produits déjà vegan dans le commerce. Biscuits salés ou sucrés, glaces, simili-carnés, laits végétaux ou même viennoiseries et fromages, … et plutôt faciles à dénicher !
Que ce soit pour un repas ou pour tous les jours, conseils et astuces cuisine permettront de mettre le végétal au menu ! Il n’est (presque) plus nécessaire de le dire : la cuisine végétale est variée et savoureuse.

Sapiens, naissance de l’humanité (BD). Yuval Noah Harari, David Vandermeulen et Daniel Casanave. Ed. Albin Michel. 22,90 euros.

Une bande dessinée pour repenser, avec humour, tout ce que nous croyions savoir sur l’histoire de l’humanité.
Animal insignifiant parmi les animaux et humain parmi d’autres humains, Sapiens a acquis il y a 70 000 ans des capacités extraordinaires qui l’ont transformé en maître du monde. Qu’est-ce qui nous différencie des animaux ? Nos ancêtres étaient-ils plus violents que nous ? Et comment faisaient-ils l’amour ?
Pour répondre à ces questions, Yuval Noah Harari part à la rencontre de scientifiques du monde entier, biologistes, sociologues ou anthropologues.
Un voyage qui nous fait découvrir des notions nouvelles mais aussi des ancêtres plus ou moins lointains et des animaux fantastiques, qui furent jadis bien réels.

Nos campagnes suspendues : la France périphérique face à la crise. Salomé Berlioux (Présidente de Chemins d’Avenir) ; Ed. Editions de l’Observatoire, 18 euros.

Printemps 2020 : dans les grandes métropoles, les services hospitaliers sont sous tension, la mortalité élevée, les habitants exposés. Pour autant, les campagnes affrontent, elles aussi, le confinement. Loin des clichés sur leurs tranquilles espaces verts et leurs résidences secondaires, les zones rurales et les petites villes souffrent de la crise. Les jeunes isolés ne peuvent préparer la rentrée ; les agriculteurs se démènent pour nourrir le pays ; le chômage menace ; les élus locaux déploient des solutions de terrain malgré les défis structurels de leurs territoires, parmi lesquels la fracture numérique, les déserts médicaux et le retrait des services publics.
Demain, la France des « invisibles » sera-t-elle enfin prise en compte ? Sera-t-elle au cœur de la relance du pays ?
Véritable plongée dans cette France au confinement discret mais touchée de plein fouet, ce livre propose un autre point de vue sur la crise sanitaire et économique et fait entendre le désarroi et les attentes de nos territoires.

Glou Guide n°3 : Un guide des vins naturels. Antonin Iommi-Amunategui, Jérémie Couston & Olivier Grosjean, Ed. Cambourakis, 15 euros.

Un guide atypique. Slogans capillotractés mis à part, parce qu’ils ont sérieusement le vent en poupe, parce que les vignes se prennent de grandes baffes climatiques, il est chaque année de plus en plus difficile de trouver de jolis vins naturels à 15 euros maximum. C’est donc un effort inédit et soutenu qu’ont dû produire les trois auteurs (bienvenue, Olivier « Olif » Grosjean !) de cette nouvelle fournée avinée pour parvenir à collecter, une fois de plus, quelque « 150 vins exquis à 15 euros maxi ». Mais ils y sont arrivés, à la sueur du coude, maintes et maintes fois levé…

Je rêve d’un monde ... Plaidoyer d’un adolescent pour la biodiversité. Victor Noël, Ed. Delachaux et Niestlé, 10 euros.

"J’invite chacun d’entre vous, quel que soit votre âge, à prendre conscience que nous faisons subir à la biodiversité une sixième extinction de masse, et que nous devons pour l’enrayer bousculer nos habitudes et repenser notre société. "
Naturaliste depuis le plus jeune âge, Victor Noël lance un appel à la raison dans ce petit livre engagé. De sa passion pour l’observation et l’identification de la faune, en particulier des oiseaux, est née une véritable fascination pour la biodiversité, menant tout naturellement à un désir de protection du vivant. Avec beaucoup de bon sens et un esprit pratique développé, il nous invite à prendre le même chemin vers la remise en question et l’action. Il dresse d’abord un état des lieux de la situation actuelle : le vivant ne va pas bien. L’érosion de la biodiversité est le fait de 4 grandes causes liées aux activités humaines : destruction et dégradation des milieux naturels, surexploitation des ressources naturelles, introduction d’espèces exotiques dites envahissante, changement climatique. Pourtant, nous faisons partie intégrante de la biodiversité."

RAMSES 2021. Le grand basculement ? Dominique David, Thierry De Montbrial, Institut Français des Relations Internationales - Ifri, Ed. Dunod, 27 euros.
L’édition 2021 du Ramsès interroge ce monde nouveau que les bouleversements de 2020 nous poussent à imaginer : Face aux catastrophes sanitaires et climatiques, qui mettent durement en cause la désorganisation du monde, quelle gouvernance inventer pour demain ?

Plus de détails et sommaire sur le site de l’Ifri.

Ivan Illich et la société conviviale. Thierry Paquot, Ed. Le Passager Clandestin, 10 euros.

« La productivité se conjugue en termes d’avoir, la convivialité en termes d’être. »
L’auteur nous invite à redécouvrir une pensée stimulante et anticonformiste qui accompagne aujourd’hui de nombreuses pratiques alternatives.
Illich est un implacable critique de la société industrielle, il a démontré qu’au-delà d’un certain seuil, les institutions se révèlent contre-productives. Il a dénoncé la tyrannie des besoins dictés par la société de consommation et mis en garde contre la dépendance exercée par les outils démesurés du capitalisme.
Il oppose au productivisme et au culte de la croissance un art de vivre qui entremêle sobriété, simplicité et générosité. La société conviviale dessinée par Illich cherche à garantir l’autonomie et la créativité humaines.
Et aussi un extrait de La Convivialité d’Ivan Illich sur le site de France Inter.

Abondance et liberté, Une histoire environnementale des idées

politiques, Pierre Charbonnier, Ed. La Découverte, 24 euros.
Sous la forme d’une magistrale enquête philosophique et historique, ce livre propose une histoire inédite : une histoire environnementale des idées politiques modernes. ...
Il se trouve que les principales catégories politiques de la modernité se sont fondées sur l’idée d’une amélioration de la nature, d’une victoire décisive sur ses avarices et d’une illimitation de l’accès aux ressources terrestres. Ainsi la société politique d’individus libres, égaux et prospères voulue par les Modernes s’est-elle pensée, notamment avec l’essor de l’industrie assimilé au progrès, comme affranchie vis-à-vis des pesanteurs du monde.
Or ce pacte entre démocratie et croissance est aujourd’hui remis en question par le changement climatique et le bouleversement des équilibres écologiques.

Il est temps d’agir. Carola Rackete. Ed. De L’Iconoclaste. 18 euros. L’auteur s’adresse à nous. Nous sommes « la génération du changement ». Activiste écolo, elle invite nos sociétés à réévaluer nos valeurs et transformer notre modèle. Cette parole engagée sera d’autant plus précieuse, à l’issue de la crise du coronavirus, dans ce que l’on appelle parfois « le monde d’après ».

Dans ce manifeste incarné, elle nous alerte sur la planète et sur notre rôle : « Il est urgent que nous changions nos manières de faire. Fondamentalement, ce n’est pas un problème pour les humains de trouver des solutions créatives. Nous sommes une espèce très inventive ! » Il est temps d’agir, prévient-elle. De changer. Plus que jamais

Changer de vie. C’est le thème du numéro de cet automne 2020 de

Zadig, le mag. n°7. 19 euros.
Tout plaquer : maison, boulot, famille, et recommencer à zéro. Beaucoup en rêvent, notamment depuis la crise sanitaire. Quelles sont les aspirations des français et quelles réalités derrière ces désirs ?

Zadig, le trimestriel qui raconte la France, rassemble dans ce 7e numéro : Florence Aubenas, Pablo Servigne, M.Pastoureau, L.Slimani, Miguel Bonnefoy, Bernard Chambaz, ...

L’exode urbain. Manifeste pour une ruralité positive. Claire Desmares-Poirrier, Ed. Terre vivante, 10 euros.

Quand tout s’accélère autour de nous, on se sent parfois dépassés, pas à notre place, pris dans le tumulte de la productivité et de la consommation de masse.
Dans ce petit manifeste de la ruralité positive, Claire Desmares-Poirrier partage ses réflexions et son parcours d’ancienne urbaine, en quête d’un projet de vie qui fait sens et de Nature.
Grâce à ce livre, tous ceux qui ne parviennent pas à se libérer de leurs questionnements trouveront ici l’impulsion nécessaire pour initier leur révolution. Ils trouveront les clefs pour réfléchir à un projet de vie plus en accord avec leurs principes, plus à l’écoute de leurs réels besoins.
Un nouveau départ est possible. Il suffit, parfoit, de simplement changer notre angle d’observation.

Les émotions de la Terre. Des nouveaux mots pour un nouveau monde, Glenn Albrecht, Ed. Les liens qui libèrent, 23 €.

L’ampleur des bouleversements de l’Anthropocène est telle que les mots pour décrire les émotions n’existent pas toujours. Dans cet ouvrage, l’éminent scientifique Glenn Albrecht propose une vision du monde radicalement nouvelle pour sortir de la crise écologique. En créant le concept de Symbiocène qui se substitue à l’ère Anthropocène il nous faut inventer de nouveaux noms pour qu’advienne un nouveau monde.
Glenn Albrecht explore notre relation au vivant et offre à éprouver une vision du monde radicalement nouvelle pour nous adapter aux bouleversements écologiques. En créant de nouveaux concepts qui décrivent les liens intimes entre notre psyché et la Terre, il entend modifier notre perception du monde, de notre avenir, et de notre place au sein du monde vivant.

Basilico. Roman graphique signé Giulio Macaione, Ed. Ankama, 14,90€.

Habilement orchestré et agrémenté de véritables recettes culinaires, ce récit tient en haleine jusqu’à son terme. Et donne envie d’aller faire un tour à Palerme.
Aujourd’hui, Maria est heureuse : ses cinq enfants sont réunis autour d’elle, ce qui n’était pas arrivé depuis au moins dix ans. Giovanni, l’aîné, est « tellement gentil qu’il passe pour un idiot ». Agata, elle, « se prend pour une artiste alors qu’elle n’a jamais réussi à vendre une seule toile ». Quant à Diego Maria, c’est « une folle » qui vit aux crochets de ses amants. Rosalia, avec son « charme irrésistible », reste sa préférée. Et puis il y a Santo, que « le seigneur lui a envoyé pour la consoler ». L’heure n’est cependant pas aux réjouissances car, ô tristesse, Maria est décédée. Il est temps de remonter le temps et de plonger dans l’histoire de cette famille sicilienne aux secrets inavouables... Et découvrir le basilic à toutes les sauces.

La guerre des métaux rares. Guillaume Pitron, Ed. Les Liens qui Libèrent, 20 euros.

Il est peut-être temps de relire cette enquête qui veut nous faire prendre conscience d’un danger imminent. "En nous émancipant des énergies fossiles, nous sombrons en réalité dans une nouvelle dépendance : celle aux métaux rares. Graphite, cobalt, indium, platinoïdes, tungstène, terres rares… ces ressources sont devenues indispensables à notre nouvelle société écologique (voitures électriques, éoliennes, panneaux solaires) et numérique (elles se nichent dans nos smartphones, nos ordinateurs, tablettes et autre objets connectés de notre quotidien). Or les coûts environnementaux, économiques et géopolitiques de cette dépendance pourraient se révéler encore plus dramatiques que ceux qui nous lient au pétrole."

L’homme et la nature, Peter Wohlleben, Ed. Les Arènes, 20,90 euros. Un message optimiste : Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le lien entre l’homme et la nature n’est pas rompu, même si nous n’en sommes pas toujours conscients. Comment réveiller la nature en nous ? : Nos sens sont moins émoussés par la civilisation que nous le pensons. Nous n’avons pas cinq mais sept sens : comme certains animaux, nous sommes capables de percevoir les fluctuations atmosphériques (météoropathie) et, comme certaines plantes, nous sommes doués de proprioception. Nous sommes la nature : L’homme ne domine pas la nature, il est la nature. Encore les arbres : Ils sont nos plus précieux alliés pour nourrir cette connexion

Comment avoir des plantes gratuites chez soi ? Juliette Patissier, Ed.Ulmer, 9,90 euros. Un petit livre unique. Pour la jeune génération qui jardine autrement. Acheter n’est pas le seul moyen d’avoir des plantes tendance chez soi : Juliette Pâtissier récupère des graines et des noyaux, glane des pots, bouture et jardine avec une cuillère à soupe...
Dans son petit livre entièrement illustré et écrit à la main, aussi drôle sur la forme que sérieux sur le fond, elle donne tous les conseils et astuces pour avoir des plantes gratuites chez soi. Vive l’autonomie et la débrouille !
Au sommaire :
Petit manifeste pour les plantes gratuites, kit des jardiniers, pots, substrat, couche de drainage, objectif bouture, les indispensables, les graines, tuto pliage pour tes graines, mission semis, bobèches, art de glaner, SAV des plantes gratuites, ...

Changeons de voie - Les leçons du coronavirus. Edgar Morin avec Sabah Abouessalam, Ed. Denoël, 14,90€.
"Beaucoup partagent la certitude que le monde de demain ne sera plus celui d’hier. Mais quel sera-t-il ?, s’interroge Edgar Morin en introduction. Saurons-nous tirer les leçons de cette pandémie qui a révélé une communauté de destin à tous les humains, en lien avec le destin bioécologique de la planète ? Nous voici entrés dans l’ère des incertitudes. L’avenir imprévisible est en gestation aujourd’hui. Souhaitons que ce soit pour une régénération de la politique, pour une protection de la planète et pour une humanisation de la société : il est temps de changer de Voie".

Soon. Thomas Cadène et Benjamin Adam, Ed. Dargaud, 27 euros.

C’est un récit d’anticipation, riche de détails sur la nouvelle organisation du monde en 2150. Guerres, épidémies, appauvrissement des ressources et changements climatiques ont affecté durablement les équilibres naturels autant que géopolitiques...

Très documentées, les pages de la BD nous racontent notre vie d’avant, ses évolutions majeures, la fuite en avant ...

Mais le découpage clair, l’utilisation séquencée de la bichromie, le travail sur les ombres portées, la mise en image du récit, confèrent à cette bande dessinée singulière un charme certain. Parfois émerveillés de tant d’inventivité, nous sommes aussi ramenés à la réalité avec des éléments puisés dans notre quotidien. Un parti-pris qui nous faire dire que 2151, c’est vraiment « soon »… Extrait : addict-culture.

Désherber sans glyphosate - Toutes les solutions bio, Jean-Michel GROULT, Ed. Ulmer, 15,90 euros
JPEGAvec le développement de techniques nouvelles, comme la permaculture et les méthodes de jardinage plus écologiques, les solutions sont nombreuses. Ce livre en présente les avantages et les limites :
désherber à la main : les bons outils, les astuces à connaître...
désherber par les paillis : organiques, minéraux, toiles de paillage...
désherber par les méthodes alternatives : désherbage thermique, désherbants "bio", outils motorisés, extraits végétaux...
désherber par les plantes : plantes couvre-sol, plantes allélopathiques...
les techniques secteur par secteur : surface en gravillons, surfaces dures, massifs, pelouses, bordures, potagers, vergers...

Ho’oponopono vivant. Claire Burel, Ed. Lanore, 14 euros.
"Désolé, Pardon, Merci, Je t’aime" : une rencontre vivante d’Ho’oponopono. Tradition Hawaïenne ancienne transmise à l’oral de génération en génération. Cette philosophie se pratiquait pour aider une personne à retrouver la quiétude et la paix intérieure mais également faire renaître la paix au sein d’une communauté ou d’une famille dans le cas de problèmes relationnels ou d’enjeux forts.
L’auteure et son amie Chiara vont mettre à l’épreuve de la "vraie vie" Ho’oponopono : Laurence est en grande souffrance émotionnelle. Avec une compétence non dénuée de bienveillance, d’humour, et d’authenticité, elles vont permettre à Laurence de vivre Ho’oponopono de l’intérieur, dans un challenge de 5 jours donnant à cette « ?méthode ? » toutes ses lettres de noblesses. Restaurant la paix intérieure et l’estime d’elle-même de la jeune femme, à travers la compréhension de ses enjeux émotionnels, l’horizon s’éclaircit.

Les Robots "émotionnels", Laurence Devillers, Ed. de l’Observatoire, 20 euros. À l’instar de l’avion qui ne bat pas des ailes comme un oiseau pour voler, nous construisons des machines capables d’imiter sans ressentir, de parler sans comprendre et de raisonner sans conscience. Si leur rôle peut être extrêmement positif, notamment dans le domaine de la santé, les risques de manipulation sont par ailleurs réels : dépendance affective, isolement, perte de liberté, amplifi­cation des stéréotypes (80 % de ces artefacts ont des voix, des noms - Alexa, Sofia - et des corps de femmes, qui en font des assistantes serviles ou des robots sexuels)... Seront-ils un prolongement de nous-mêmes ? Jusqu’où irons-nous pour programmer une émergence de conscience artificielle ? Et l’éthique dans tout ça ? Mêlant technologie, philosophie et neurosciences, Laurence Devillers pose les questions centrales de responsabilité sur l’application de ces robots « émotionnels » au sein de la société et les enjeux qu’ils représentent pour notre dignité humaine.

La part sauvage du monde, Virginie Maris, Ed. Seuil, 19 euros. En déclarant la mort de la nature, nombreux sont ceux qui voient dans l’Anthropocène l’opportunité de prendre enfin les commandes d’un système-terre entièrement modelé par les humains.

À rebours de cet appel au pilotage global, Virginie Maris réhabilite l’idée de nature et défend la préservation du monde sauvage.

Dans une interview récente elle évoque le lien entre la dégradation des milieux naturels et les pandémies : "... La pandémie met à nu toutes les pathologies de notre société contemporaine. La destruction effrénée des milieux naturels, notamment la disparition des forêts tropicales, ainsi que la réduction de la biodiversité sont directement liées à un rapport productiviste et extractiviste à la nature, dans un contexte de surconsommation globalisé."

Perdre la Terre - Une histoire de notre temps, Nathaniel Rich, Ed. Seuil, 17,50 euros.

Nathaniel Rich retrace comment la planète a raté son rendez-vous avec le climat, comment malgré les efforts de plusieurs lanceurs d’alerte, d’intérêts parfois concordants, souvent contradictoires, y compris de l’industrie pétrolière, rien n’a été fait pour stopper le changement climatique. Implacable et passionnant, Perdre la Terre est un document pour l’histoire.
Notre histoire. Un récit fascinant dans lequel l’auteur semble placer le lecteur à la table des négociations pour lui faire entendre les cris d’alarme, les silences coupables, les atermoiements de conscience, la force de l’inertie et des renoncements, et peu à peu l’imminence de la catastrophe. Perdre la Terre n’est pas seulement le roman impitoyable d’occasions historiques manquées, c’est aussi l’évaluation claire et détaillée de la façon dont nous en sommes arrivés là - ; et de ce que nous pouvons et devons faire avant qu’il ne soit vraiment trop tard.

Rascal, Sterling North Ed. Ecole des Loisirs, 7,80 euros.

Qui n’a jamais rêvé d’avoir un raton laveur comme ami ? Un raton laveur comme Rascal : tendre, joueur, futé et très souvent farceur ! Un super roman sur la débrouillardise, la nature et les animaux !
Sterling, onze ans, a trouvé Rascal, jeune raton laveur malicieux et attachant, au creux d’une souche dans les bois. Dans sa nouvelle famille qui compte un père distrait, quatre mouffettes, des marmottes, une corneille surnommée Poe la Corneille et un canoë long de cinq mètres cinquante en chantier dans la salle de séjour, Rascal devient l’inséparable compagnon de Sterling.
Au cours d’une année fertile en aventures, Rascal et Sterling nagent, pêchent et explorent la campagne - jusqu’au jour où le printemps revient, et où tout change brusquement.

Le hérisson d’Europe, Philippe Jourde, Ed. Delachaux et Niestlé, 19,90 euros L’auteur nous invite à suivre pas à pas, été comme hiver, cet animal discret. Il nous apprend ainsi que derrière le hérisson que l’on nourrit chaque soir au jardin se cachent certainement plusieurs individus, puisque plusieurs animaux peuvent vivre sur le même territoire. Ou encore que le pain trempé de lait que l’on dépose dans leur gamelle n’est peut-être pas le mets le plus adapté, puisque l’espèce se nourrit essentiellement d’insectes !

Économie utile pour des temps difficiles. Banerjee Abhijit V., Esther Duflo, Ed. Seuil, 25 euros. " Nous avons écrit ce livre pour garder espoir. Pour parler de ce qui ne s’est pas bien passé, et raconter pourquoi, mais aussi de tout ce qui est allé dans le bon sens. "
Face aux inégalités qui explosent, aux désastres politiques et aux catastrophes environnementales qui menacent de toutes parts, cet ouvrage montre que tout n’est pas perdu. Si des choix de politiques publiques nous ont menés où nous sommes, rien n’empêche d’en faire d’autres. À condition de dresser, d’abord, un constat honnête. Ces pages traquent les fausses évidences sur toutes les questions les plus pressantes : immigration, libre-échange, croissance, inégalités, changement climatique. Elles montrent où et quand les économistes ont échoué, aveuglés par l’idéologie. Appuyée sur les dernières avancées de la recherche, sur des expériences et des données fiables, elle est un levier pour bâtir un monde plus juste et plus humain.

La magie des intentions en 7 jours. Auteur : Valérie Richard. Editeur : Lanore, 12 euros.

Tout part d’une intention. Valérie Richard vous propose une expérience sur 7 jours à reconduire lors d’une situation de crise ou à volonté. C’est en ayant été elle-même confrontée à une situation difficile où dominait une perte de confiance et de repères que l’auteure a commencé, chaque jour, à privilégier une intention à laquelle se rattacher afin de garder le cap, d’améliorer son quotidien et de traverser la vie avec sagesse et fluidité. Vous pouvez simplement énoncer l’intention du jour ou l’amplifier par une musique, une citation, des huiles essentielles, une pierre ou une posture (l’esprit et le corps étant reliés). Appliqué quotidiennement, ce processus va devenir une véritable pratique spirituelle qui transformera votre vie pour le meilleur.

L’enfant du désert. Un récit poétique et engagé, reccueilli et co-écrit par Claire Eggermont, et illustré par Marc N’Guessan. Ed. Plume de Carotte, 8,99 euros.

De sa naissance en 1938 dans un village du désert algérien jusqu’à aujourd’hui où il parcourt le monde pour partager son savoir et sa sagesse, Pierre Rabhi semble avoir vécu mille vies.

Pour la première fois, grâce ce livre, il s’adresse aux enfants pour leur raconter sa vie, ses rencontres, et ses idées fortes et généreuses : son enfance dans le désert algérien, sa découverte du monde des " Roumis " avec son adoption par un couple de Français, son arrivée en France, à Paris, puis son installation en Ardèche avec sa femme Michèle, ses débuts sur la terre rude des Cévennes, ses partages d’expériences auprès de jeunes en France et au Burkina Faso (où il a failli devenir ministre de l’agriculture de Thomas Sankara !), ...

Le tout porté par une parole belle et poétique. Car Pierre Rabhi est avant tout un conteur, et il ne l’oublie pas quand il s’adresse aux enfants du monde...

Bio Diversité - Le pari de l’espoir. Auteur : Hervé le Guyader. 2 2020 ; Editeur : Editions Le Pommier, 16 euros.
Pour invoquer l’effondrement de la biodiversité, les mots sont forts. Pourtant, ils n’incitent manifestement pas à agir. En dépit des rapports toujours plus alarmants, la prise de conscience collective tarde à venir.

Et si nous n’agissions pas faute de comprendre ce qui est en jeu ? C’est du moins l’hypothèse d’Hervé Le Guyader, qui se méfie du fatalisme trop souvent associé au mot « biodiversité » pour lui privilégier une approche plus fine croisant la biologie, la génétique, l’étymologie, l’anthropologie, la neurophysiologie.

Marche avec les loups, Jean-Michel Bertrand et Bertrand Bodin (photographe), Ed. Salamandre, 29 euros.

Avec ce livre qui accompagne le film, le réalisateur Jean-Michel Bertrand nous fait vivre une immersion primitive et philosophique au cœur de vieilles forêts multicentenaires. Des bivouacs improbables suspendus au bord des abîmes ou nichés sous les stalactites des cascades de glace. La découverte d’un lac secret aux eaux transparentes et turquoises envahi de truites. Ou encore la rencontre avec un berger qui s’accommode de la présence du loup et l’accepte...
Puis, au bout de la route, la découverte d’un territoire inoccupé, disponible et prometteur pour les jeunes loups. Une cabane de rêve. D’autres rencontres, d’autres questionnements, d’autres émerveillements et enfin la promesse d’assister à l’installation d’une nouvelle meute. Interview de l’auter sur RCF.

Nima et l’ogresse. Pierre Bertrand, Jianghong Chen ; Ed. Ecole des loisirs, 13,70 euros.

Un jeune moine tibétain fait face à une ogresse qui désire le manger, heureusement par une de ses bonnes actions il s’est fait offrir une statue de Bouddha qui a des pouvoirs magiques. Le moinillon vit ces aventures en se déplaçant sur un yack.

Dans le monastère de l’Himalaya où vit Nima, c’est la catastrophe. La grande fontaine, seul point d’eau des moines, est à sec ! Que faire ? Le Grand Lama lui confie une mission. Avec Jumpa le yack, il doit se rendre à la source de la Roche Percée et y remplir des outres. Nima se met en route, muni des bénédictions de son supérieur et d’une parole de Bouddha : "Celui qui est maître de lui-même est plus grand que celui qui est maître du monde."

De la terre à l’assiette - 50 questions essentielles sur l’agriculture et l’alimentation ; Marc Dufumier, Ed. Allary, 18,90€.
Ces cinquante dernières années, l’humanité a connu sa plus grande révolution agricole, et les inquiétudes sur la santé et l’environnement sont grandissantes. Les consommateurs s’interrogent : Mangeons-nous trop de viande ? De poisson ? Peut-on rester en bonne santé ? en adoptant un régime vegan ? Doit-on l’explosion du nombre de cancers aux produits chimiques présents dans nos aliments ? Peut-on consommer bio et pas cher ? L’eau peut-elle un jour venir à manquer ? Aura-t-on demain de quoi nourrir 10 milliards d’êtres humains ? Pourquoi la plupart des tomates n’ont-elles plus de goût ? Le gluten est-il mauvais pour la santé ? Mangerons-nous des algues et des insectes ?

Sacrées Sorcières adapté par Pénélope Bagieu, Ed. Gallimard BD, 23,90 euros.

C’est bien connu : les sorcières détestent les enfants. Et si elles pouvaient trouver un moyen de les réduire à néant… Elles le feraient sans hésiter. Il faut donc s’en protéger à tout prix. Le hic ? Elles sont habillées comme tout le monde. Comme elles sont chauves, elles dissimulent leur calvitie sous des perruques, et leurs orteils crochus dans des chaussures… Elles sont difficiles à identifier.
"... Je réécris l’histoire. Et les personnages, comme les lieux, sont liés à ce que j’imagine. C’était comme si je la racontais à quelqu’un qui ne l’avait jamais lue ou qui n’avait jamais vu les dessins de Quentin Blake. Je lui raconte ma version : la grand-mère est ma grand-mère, l’histoire se passe maintenant…"

Manières d’être vivant, Enquêtes sur la vie à travers nous, Baptiste MORIZOT, Ed. Actes Sud, 336 pages, 22 euros.

"... Une espèce d’un côté, dix millions de l’autre, et pourtant une seule famille, un seul monde. Cette fiction est notre héritage. Sa violence a contribué aux bouleversements écologiques. C’est pourquoi nous avons une bataille culturelle à mener quant à l’importance à restituer au vivant. Peut-on apprendre à se sentir vivants, à s’aimer comme vivants ? Comment imaginer une politique des interdépendances, qui allie la cohabitation avec des altérités, à la lutte contre ce qui détruit le tissu du vivant ? Il s’agit de refaire connaissance : approcher les habitants de la Terre, humains compris, comme dix millions de manières d’être vivant."

"Une histoire de loup", de Caroline Pellissier et Mathias Friman, Ed. Seuil Jeunesse. A partir de 5 ans.

« Viens, nous dit une voix. Viens avec moi dans ma forêt.
Dans ma forêt profonde, belle et sauvage. N’aie pas peur !
Ouvre tes yeux, tes oreilles, tous tes sens. Mais surtout, ouvre ton cœur. »
...
Avant de devenir un animal politique, le loup fascine. Ruse, liberté, beauté. Immédiatement, il faut parler de la force et de l’intelligence des images de Mathias Friman : illustrations crayonnées en noir et blanc calées au cordeau dans la page.

Le Guide de l’alimentation durable - S’engager pour la planète sans se prendre la tête, Aline Gubri, Thierry Souccar éditions, 16,90 euros.

"Comment réduire (facilement et sans sacrifices) les impacts environnementaux de notre alimentation. Dans ce guide pratique illustré, je partage avec vous des centaines d’astuces, conseils et recettes efficaces et réalistes pour avoir une alimentation plus respectueuse du climat, des ressources naturelles, des sols, etc, sans pour autant perdre en plaisirs gustatifs ou y passer ses journées. Equiper sa cuisine écologiquement, réduire ses emballages, composter même sans jardin, choisir des aliments bas carbone, remplacer des denrées très gourmandes en eau, manger plus local, adopter la saisonnalité de ses repas, manger moins (mais mieux) de viande, mieux conserver ses fruits et légumes pour moins les gaspiller, planifier ses repas, savoir décrypter les étiquettes des produits, etc. Tout y passe !"

Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité, édition revue et augmentée, janvier 2020 Aurélien Barrau, Ed. Michel Lafon, 9 euros.
Aurélien Barrau : "Je plaide pour un activisme fractal, des micro-résistances disséminées". Lire l’entretien avec Valère Corréard.

Abécédaire de l’écologie joyeuse, Éric de Kermel, Ed. Bayard, 17,90 euros. "L’écologie joyeuse n’est pas un objectif, elle est un chemin. Un chemin créatif car, comme l’écrit le philosophe Bergson, la joie est création ! Ne pas seulement considérer la démarche écologique comme réparatrice d’un monde abîmé, mais comme création d’un monde nouveau fonde mon enthousiasme à vivre chaque jour sur cette terre".
Au-delà du catastrophisme et de la peur qui se développent autour de la notion d’urgence climatique, il nous livre des définitions pleines de sens et d’émotions, rappelant le lien organique que nous avons avec la nature, et montrant que tout faire pour la protéger n’est pas seulement une évidence, mais aussi une source de grande joie !

Traité d’humanité durable, Marie-Cassandre Bultheel, Ed. Plon ; 17 euros.

Dans cet ouvrage, Marie-Cassandre Bultheel nous transmet son optimisme et dévoile les sept racines du bien-être. Elle explore, dans une réflexion humaniste, le champ des possibles permettant de mieux vivre ensemble. Apprendre à lâcher prise, redonner du sens, accueillir la nouveauté, s’écouter et entendre l’autre, se remettre en question, mieux consommer, reconnaître l’individu sans oublier l’ensemble constituent autant de solutions à découvrir.

Jardins-forêts, Un nouvel art de vivre et de produire, de Desjours Fabrice, Ed. Terran. 28 euros.

« Forêt-jardin », « jardin boisé », « agroforêt tempérée » ou « forêt comestible » : autant de mots désignant des techniques prometteuses, au carrefour de la production alimentaire, des changements sociétaux, du bien-être et des grands enjeux environnementaux.
Née du mariage de la permaculture et de l’agroforesterie, cette technique qui imite le fonctionnement d’un jeune espace boisé fait déjà des émules aux quatre coins de la Terre, dans les campagnes comme dans les villes, autour de projets collectifs ou privés, à but professionnel, pédagogique, esthétique ou vivrier.
Formateur en jardins-forêts et conférencier, pionnier en France dans le domaine des écosystèmes comestibles, Fabrice Desjours crée, durant l’été 2018, avec son réseau, l’association Forêt gourmande pour mener à bien la promotion de cette technique et la concrétisation des idéaux associés.

Ecoute les oiseaux, Léna Mazilu, Yoann Guény, Maxime Zucca, Ed. Albin Michel Jeynesse, 19,90 euros.
Une expérience immersive dans le monde fascinant des oiseaux. Moitié-documentaire, moitié-jeu, ce livre conçu en leporello se lit des deux côtés :

Le recto présente 20 portraits d’oiseaux vivant dans toute l’Europe. Lorsque l’on passe la tablette ou le téléphone devant les illustrations du livre, les oiseaux s’animent et chantent : l’application permet ainsi d’écouter chaque chant et de s’entraîner à le mémoriser, tandis que les textes donnent des précisions sur leurs particularités et les modes de vie des oiseaux, ainsi que du conseil pour les observer.
Au verso, une frise à déployer met en scène ces 20 oiseaux. On joue alors avec le « Memory » de l’application : à partir du chant, il faut reconnaître, puis identifier l’oiseau à qui il appartient en le scannant. À partir de 4 ans accompagné / 6 ans en autonomie


Pour les petits, à partir de trois ans : C’est un arbre, de Delphine Perret, édition du Rouergue.
Imaginez-vous un arbre. Un arbre avec son tronc sombre, son réseau entrelacé de branches, ses feuilles tendres au creux desquelles se dépose la rosée du matin. À moins que...

"C’est un abri", dit l’oiseau.

Ah, c’est vrai qu’on peut aussi le voir comme ça. Ou comme du bois pour la cheminée, pour se réchauffer lorsque l’hiver pointe le bout de son nez...
Quoi d’autre ?
Méfiez-vous des apparences, ou plutôt, élargissez votre pensée grâce à cet ouvrage aux allures d’imagier, accessible pour les tout-petits.
Et plus pour la lecture des petits sur L’as-tu lu mon p’tit loup ?

Agenda écocitoyen 2020 pour la famille, Julie Bernier, Ed. Solar, Collection : Solar Lifestyle, 12,90 euros.

Un guide pratique pour une parfaite organisation familiale et pour sensibiliser petits et grands à la protection de notre environnement ! Un outil idéal qui conjugue le caractère pratique d’un agenda semainier (avec pour chaque semaine de grandes cases à renseigner quotidiennement) à celui d’un almanach-conseil riche d’un contenu utile pour adopter définitivement le zéro déchet en famille.
En préambule, vous découvrirez :
• Un zoom sur l’état de la planète et notre production de déchet ;
• Les emplois zéro déchet et hebdomadaires à compléter par les membres de la famille ;
• Un calendrier des vacances scolaires ;
• La liste des numéros utiles, les numéros d’urgence et les identifiants familiaux que l’on égare toujours.

Et aussi de Julie Bernier, Zéro déchet, Le manuel d’écologie quotidienne, Ed. Solar, 14,90 euros.

Des petits pas quotidiens pour un grand bond vers le zéro déchet.
Le meilleur déchet est celui qui ne se fabrique pas, nous pouvons intervenir à notre mesure !
A la maison, dehors, dans nos cheminements familiaux, professionnels, culturels et sociaux, de la cuisine au jardin, en passant par les rayons des supermarchés ou l’open space…
Grâce aux conseils pratiques, aux infos claires pour mieux consommer, aux astuces, aux recettes et aux fiches DIY de ce manuel, nous allons pouvoir nous engager dans le processus bienveillant et décomplexé d’un quotidien zéro gaspi, zéro déchet. Petit pas par petit pas.

Quand la forêt brûle, de Joëlle Zask, Premier Parallèle, août 2019, 208 p., 17 euros.

Les incendies éclatent partout. Même le Groenland a brûlé en 2017. Des plaines enneigées ont pris feu. À l’été 2018, c’était au tour de la Lettonie et de la Suède jusqu’au cercle polaire. On ne peut pas les arrêter. En Sibérie, il a fallu attendre le changement de saison et la pluie pour que les feux s’éteignent. En Corse, on a des saisons du feu qui durent cinq mois.

Certains scénarios de la Nasa envisagent un embrassement des terres émergées. Quand on regarde le planisphère des feux, on se rend compte que leurs foyers se rapprochent de plus en plus les uns des autres. On estime qu’en 2050, 50 % des municipalités françaises seront exposées aux méga feux.

Aux arbres citoyens ! Pour renouer avec l’écosystème Terre. De Jean-Louis Etienne, éditeur, Paulsen, broché 19,90 euros, version numérique 12,90 euros. Extraits : L’arbre ... Ce géant du règne végétal nous gratifie de ses multiples potentiels : le gîte et le cou-vert de la biodiversité, le château d’eau entre la terre et le ciel. Pourvoyeur d’oxygène et régulateur du climat, il est le garant de la conservation des sols... Pourquoi les racines plongent-elles vers le centre de la Terre ? Un arbre transpire-t-il ? Pourquoi les feuilles sont-elles vertes ? Quel est le véritable poumon de la Terre ?

Le livre fait état de recherches prometteuses en bio-mimétisme, comme la photosynthèse artificielle permettant de produire un « carburant solaire », et il expose des solutions pour demain, telle la construction d’immeubles en bois pour séquestrer le carbone. Homme de terrain et d’expérience, observateur attentif des équilibres minuscules et immenses qui régulent la marche du monde, Jean-Louis Étienne nous invite à comprendre l’action et la place de ces géants de la Terre dans la symphonie des espèces. Et si l’arbre était l’avenir de l’homme ?

Réussir la transition écologique, Grégory Derville, Edition Terre Vivante.

« Que faire et comment faire pour engager la transition écologique près de chez moi ? »

Grégory Derville guide le lecteur dans sa démarche écologique et offre des solutions concrètes à la transition écologique. Grâce à sa grande connaissance théorique et son expérience pratique du sujet, il donne les clés pour mettre en œuvre 9 actions très concrètes de la transition, au niveau local, en misant sur le collectif.
Grégory Derville est enseignant, spécialisé sur les politiques environnementales. Il est impliqué dans plusieurs associations locales (promotion du vélo en ville, jardin partagé, Beauvais en transition).

Jojo, le Gilet jaune, Danièle Sallenave, Tracts Gallimard, 3,90 euros. "La violence et les embardées de langage de quelques-uns ont jeté le discrédit sur les Gilets jaunes. Il ne faudrait pas qu’une élite, assurée de sa légitimité, en tire argument pour occulter la force d’un mouvement qui a fait entendre une exigence de justice et d’égalité, parfois confuse, mais toujours profondément démocratique. Retrouvant ainsi l’inspiration des grands sursauts populaires qui ont marqué notre histoire."
Plus sur l’auteur > Là

Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité, Aurélien Barrau, éditeur Michel Lafon, poche 8 euros. "La vie, sur Terre, est en train de mourir. L’ampleur du désastre est à la démesure de notre responsabilité. L’ignorer serait aussi insensé que suicidaire. Plus qu’une transition, je pense qu’il faut une révolution. Et c’est presque une bonne nouvelle. Ce livre fait suite à l’appel, signé par 200 personnalités, que L’actrice Juliette Binoche et moi avons lancé dans le journal Le Monde du 3 septembre 2018."

Aurélien Barrau dans une interview donnée au JDD le 27/11/2018 : "on ne combat pas une crise planétaire par des mesures d’ajustement". Toute la question est là. La question n’est plus de savoir si l’on peut continuer sur ce modèle socio-économique, mais de se demander comment on va pouvoir réellement évoluer vers un autre qui rendra possible un futur désirable dans les prochaines années. On dispose de très peu de temps mais de beaucoup de moyens à la fois sur le plan des idées, des brevets disponibles et sur le plan budgétaire. Ce livre propose de prendre la mesure du défi qui nous attend, et qui ne pourra être relevé qu’avec une volonté forte et immédiate d’y parvenir. Plus sur l’auteur et ses idées.

Une société si vivante, Jean Viard, Edition de l’Aube. Extrait : "Il faut inventer l’agriculture .com qui est une source de savoir, de relation, de proximité, de commerce. Penser local et global en même temps et tous ensemble. Alors, l’agriculture redeviendra un métier d’avenir. Autrefois l’agriculteur exerçait un métier de groupe-moissons, vendanges, troupeaux. Puis il est devenu un travailleur isolé dans son coin, sur sa machine. Désormais, celui qui va s’installer dans l’Aveyron, il a internet, il est connecté, il ne se coupe pas, il transforme ses produits et rencontre ses clients qui seront livrés par Amazon. L’agriculture sera le cœur de la société numérique et collaborative. Elle pénètre la ville, il serait absurde qu’elle abandonne les campagnes". (Ré)Ecouter l’émission du 8/11/2019 : "La 3e guerre mondiale est commencée, c’est une guerre écologique" sur France Inter.

Plus sur l’auteur > ICI

Pour un humanisme vital, Frédéric Worms

Pour un humanisme vital. Lettres sur la vie, la mort et le moment présent, de Frédéric Worms, Odile Jacob, 21,90 €.

« Nous avons besoin aujourd’hui d’un humanisme vital. Et cela nous ramène à la “valeur” de l’humain qui est la condition de tout humanisme et sur laquelle on s’est beaucoup trompé.
Car cette “valeur” n’est pas une propriété simple qui excepterait l’humain du vivant ou qui pourrait être écrasée par lui. Elle réside plutôt dans des inventions humaines, réponses toujours perfectibles à tous les dangers vitaux à la fois. Ainsi, cet humanisme est vital non seulement parce qu’il situe l’humain dans le vivant, mais parce qu’il le considère comme nécessaire et urgent, pour la vie de tous les vivants.

L’humanisme suppose encore autre chose : un accès universel à tous les humains. Or, ici, nous partageons bien quelque chose mais n’est-ce pas d’abord une inquiétude ? Oui, en effet. C’est même ce qui m’a poussé à vous écrire. Mais je savais, dès que je m’y suis engagé, que cela nous permettrait aussi de rejoindre nos joies. » F. W.

Les vertus communes, Carlo Ossola

Les vertus communes de Carlo Ossola. Ed. Les belles lettres, traduit par Lucien d’Azay, 11 euros.

Affabilité, urbanité, discrétion, ... Les « vertus communes » concernent notre vie quotidienne, et leur vocabulaire est minime : ne pas peser sur la terre, s’en tenir à la discrétion de ne pas apparaître, à cette retenue pleine d’empressement qui est le centre de la vie sociale.
Carlo Ossola nous invite à parcourir un chemin de sagesse en faisant halte auprès de douze petites vertus : l’affabilité, la discrétion, la bonhomie, la franchise, la loyauté, la gratitude, la prévenance, l’urbanité, la mesure, la placidité, la constance, la générosité, qu’il est bon d’exercer chaque jour, au travail, dans la vie familiale, et avec nous-mêmes.

Le New Deal Vert Mondial de Jérémy Rifkin. Un manuel de transition globale qui permettrait de produire 100 % de l’électricité à partir de sources propres et renouvelables ; d’améliorer et d’augmenter l’efficacité du réseau énergétique, du réseau des transports ou du secteur du bâtiment ; d’investir dans la recherche et le développement de technologies vertes ou de proposer de nouveaux emplois nés de cette nouvelle économie.

Le temps nous est compté et le consensus scientifique ne peut plus être remis en question : le dérèglement climatique dû à l’homme et issu de la combustion de matières fossiles va mener l’humanité à la sixième grande extinction de la vie sur Terre. Mais partout les solutions existent et sont à notre portée. Aujourd’hui, les intérêts des dirigeants politiques, économiques et financiers convergent avec ceux des citoyens : c’est ce que démontre le célèbre prospectiviste.

Jeremy Rifkin est l’un des penseurs de la société les plus populaires de notre temps. Ses livres ont été traduits en plus de trente-cinq langues.
Editeur : Les liens qui libérent, broché 304 pages, 21,80 euros, version numérique, 15,99 euros. Lire plus.

Mangez responsable de Juliette Legros : "Ne restez plus un simple consommateur : devenez consomm’acteur !"

Pour mieux choisir vos aliments. Pour mieux les consommer. Pour moins jeter, ... Juliette Legros est journaliste scientifique, directrice de la rédaction du magazine Bien-être et Santé. Elle s’intéresse à tout ce qui a trait à l’écologie, la surconsommation, le bio.

Edition Larousse, en partenariat avec la Recyclerie, collection Cahier consomm’acteur, 64 pages, 7,95 euros broché, 5,49 euros en téléchargement numérique. Lire plus.

« Hubert Reeves nous explique : La Forêt » : La forêt est la maison de nos plus lointains ancêtres, elle est le lieu de notre passé et nous relie à lui. Nous y retournons pour nous pénétrer de notre origine et pour en retrouver la formidable vitalité. Il importe d’assurer le développement durable des forêts et la protection de toutes les espèces, végétales et animales, qui constituent ces écosystèmes.

Un album de Boutinot Nelly (Auteur), Reeves Hubert (Auteur), Casanave Daniel (Illustrations) aux Editions Le Lombard

Famille en transition écologique : Changer son monde, pour changer le monde !

Quel est le véritable impact de notre mode de vie sur l’environnement ? Comment le mesurer ? Et surtout : quels changements opérer dans notre vie de tous les jours si l’on veut préserver la planète ?

Jérémie Pichon illustré par Bénédicte Moret

Avec l’aide d’ingénieurs spécialisés en bilan carbone et analyse de cycle de vie, Jérémie Pichon passe au peigne fin, toujours avec humour, le coût écologique de notre vie quotidienne : transport, logement, alimentation, électronique, épargne...

Sur la base de cette analyse fouillée, il nous invite à redéfinir nos priorités et propose un plan d’actions pour amorcer en famille une vraie transition écologique.

" En consommant peu, en n’achetant pas en grande distribution, en choisissant des filières locales et vertueuses, en plaçant mon argent dans des fonds solidaires, en privilégiant les transports doux, en adoptant la sobriété numérique, je peux être un facteur clé du changement. "

Illustré avec un irrésistible talent par Bénédicte Moret, ce guide est aussi la démonstration que chacun peut être acteur de la transition écologique, par le retour à un système plus humain et à un mode de vie plus simple basé sur la mutualisation des savoirs et des richesses. Plus sur le web.

Vivre avec la Terre.

Comment nourrir l’humanité de demain ? Il semble évident que notre modèle agricole actuel, dépendant des énergies fossiles, destructeur des terres et de la biodiversité, émetteur de gaz à effet de serre, ne pourra pas assurer cette tâche.

Vivre avec la Terre -Ed. Actes Sud

Auteur(s) : Charles et Perrine Hervé-Gruyer ; manuel des jardiniers-maraichers, permaculture - ecoculture - microfermes. Paru le 1 mai 2019 Guide (broché). Broché, 3 volumes, 1.048 pages, format 25x34 cm.
Plus d’info sur le site de l’éditeur : Actes Sud.

« Notre rêve est que ce manuel vous accompagne des années durant et qu’il vous facilite vraiment la vie ! Le débutant y trouvera les grands repères qui lui permettront d’initier son projet, l’expert une synthèse probablement unique au monde de données sur les cultures vivrières. »

Homo natura, En harmonie avec le vivant, de Valérie Cabanes (Ed. Buchet Chastel). 128 pages, 12 euros.

Grâce à des conditions climatiques favorables et à des milieux de vie fertiles et foisonnants de biodiversité, nous avons prospéré pendant des millénaires. Toutefois, depuis deux siècles, nous avons aussi malmené l’écosystème qui nous abrite et nous nourrit car nous évoluons comme hors-sol, isolés du reste du vivant, oubliant que nous sommes des êtres de nature.

Nous devons réapprendre, à l’image des peuples premiers, notre rôle de gardiens. Nous devons retrouver le chemin d’une cohabitation harmonieuse avec les arbres, les plantes et les animaux mais aussi entre nous. Cette démarche exige de baisser nos armes économiques, de questionner notre rapport à la propriété, de limiter la souveraineté des États, de repenser la démocratie. Elle impose enfin de reconnaître que la nature a le droit d’exister et de se régénérer. C’est ainsi que nous pourrons garantir aux générations futures le droit à vivre dans un environnement sain et pérenne.